Iinhoof-Hluiner. M'^nnnies grevfiifs, pp. :J
•J. (]l. ^Six. d;<M* la yumixm. rhronicff. 1K7H, p. 116, note.
satrapes, avant que quelques-uns d'entre eux prissent le titre de roi en 306.
Monnaies satrapales (TEi^agoras II,
Les monnaies frappées dans les différentes villes de Cypre pendant la domination des Perses achéménides portent, en général, des types locaux et les noms des rois qui en ont ordonné rémission. Elles n'ont aucun caractère satrapal et il n'y a pas lieu d'en parler ici. Nous ne constatons point que les généraux perses qui combattirent à Cypre, soit, par exemple, Cimon, au milieu du v° siècle, soit plus tard Kvagoras 1*' (411-374), aient lait battre monnaie dans l'île. Autophradate et Hecatomnus, puis Tiribaze, Gaos, Oronte, qui luttèrent contre Kvagoras 1", n'ont pas de monnaies d'origine cypriote, bien que quelques-uns d'entre eux, Hecatomnus, Tiribaze, Oronte, aient monnayé sur le continent. Cependant il existe un groupe de pièces en argent qui revêtent tous les signes distinctifs des monnaies satrapales, et que nous croyons frappées par Evagoras II, le successeur de Nicoclès I" sur le trône de Salamine ; nous devons insister particulièrement sur ce monnayage dont le caractère et l'attribution ont été jus([u'ici méconnus.
En voici d'abord la description :
Le roi de Perse, coiffé de la cidaris, vêtu de la candys et tirant de l'arc, à droite.
ly. Un satrape sur un cheval lancé au galop a
OriAn: aux i^énéraux qui ne devinrent jamais rois et no frapjH^rent pa> monnaie avec leur noin, nous ne saurions >:i\ «:»ir quels sont leui^s eml)lènies individuels, au !iv.l.e:i vie la quantité considérable de symboles et do nv.'ii.crammos encore inexpliqués, que les tétradrai h'.r.os d Alexandre offrent à nos investigations. >la:>, puisque Ptolémée. satrape de TEgypte, Lysimaquo, saîrajvde la Thrace, Séleucus, satrape de la Kîbxion.o. ont leurs symboles particuliers, nous pou- \ons lo^itimoment supposer que les autres satrapes. — l.av'Miodon. satrape de Syrie et de Phénicie, Philotas ot Ph:lo\on«»s. satrapes de Cilicie, Archélaos et Amphimavi^hos. satrapes de Mésopotamie, Pithon, satraiv do Movlio, Peucestas, satrape de Perse, et d\-.î:tros c^'^î^ï^niours plus importants encore, qui ont ou a tVnirnir la solde de grandes armées, Antij)ator. AntiiTono. Pometrius. Eumène, — ont aussi leurs omblôîuos monétaires que. jusqu'ici du moins, on n'a pas su onooro identifier.
Ce qui est \rai pour les monnaies aux types et au nom d'Alexandre, se constate également pour les doubles dariquos ot pour les monnaies d'argent asiatiques, aux types de Baaltars et du lion. Ce ne sont pas toujours do> inarques iratelier qu'on doit reconnaître dans les lettres, symboles ou monogrammes qu'on voit dans le champ de ces pièces; souvent ce sont dos initiales, mono^frammes ou svmboles de satrapes macédoniens. La preuve évidente de cette assertion se trouve notamment dans les monnaies que le futur roi de Syrie, Séleucus, fit frapper connue satrape de Babylone, charge qu'il obtint au traité de
Triparadisus, en 321, sept ans après la mort de Mazaios. Dans la période comprise entre 321 et 306, les ateliers des pays soumis à la domination de Séleucus frappèrent monnaie pour lui. Les uns émettaient des pièces aux types et au nom d'Alexandre, en plaçant, dans le champ, les emblèmes particuliers de Séleucus : Tancre, la tète de cheval munie de cornes de taureau, le casque surmonté des mêmes cornes ; nous nous sommes occupé ailleurs de cette catégorie de monnaies*. D'autres ateliers frappaient des statères d'argent aux anciens types perses auxquels l'Asie antérieure était particulièrement habituée, et au nom de Mazaios se trouvent substitués, sur ces pièces, les emblèmes de Séleucus, l'ancre, le casque cornu, la tête de cheval cornue. De sorte que les monnaies satrapales de Séleucus, par leurs types, leur poids, leur fabrique, ressemblent à celles de Mazaios auxquelles elles font suite chronologiquement ; ce qui les en distingue, c'est simplement le symbole accessoire et l'absence de légende.
Nous n'insisterons pas sur ces monnaies satrapales de Séleucus que nous avons déjà étudiées, et que l'on croyait autrefois frappées à Tarse, ville qui n'a jamais été comprise dans le gouvernement du futur roi de Syrie. Du moment que Séleucus a émis, comme satrape de Babylone, les pièces d'argent aux types de Baaltars et du lion, dont nous venons de parler, les autres généraux d'Alexandre qui commandaient en Asie, au même titre que lui, ont dû également frapper les monnaies aux mêmes types et contemporaines qili