‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 178 sur 239 · Iiiihoof-niumcr. Monnaies greo^uen, p. 2'i8 n · texte numérisé non relu

Iiiihoof-niumcr. Monnaies greo^uen, p. 2'i8 n

2. X'>noph., Anab., VI. 3, 7 ; llellen., III, 4, U) \ W. Jiideirh, op. cit., p. 70.

3. Arririi, Anab., I, 12, 8 ; <f. Diod. Sir., xvii, 19, 2i>, où Spithridate est nommé il-tOsoCxTr,;.

k. B. Hcod. Ilint. nitmor., pp. 512 513; cf. Judrich, op. cit., p. 301, note. 5. Wroth, duns le yumism. Chronicif, 1888, p. 17.

1. Tète barbue du satrape Spithridale, à gauche, coiffce de la tiare perse.

K. inieP. Protonie de Pégase, galopant, à droite. T\. 2 gr. 50. Brit. Muséum et Musée de Berlin

(anc. coll. de Haucli).

2. Même totc barbue du satrape Spithridale, à droite, coiffée de la tiare perse.

ly. ini. Protome de cheval galopant, à droite. .K. (]ab. de France; musée de Berlin; British

Muséum.

La monnaie d'argent paraît, non sans raison, à M. de Uauch, avoir été frappée à Lampsaque, à cause (le sou type de revers, ordinaire sur les monnaies de cette ville*. La pièce de bronze, dit M. de Sallet' ne se laisse pas attribuer avec certitude à une ville déterminée ; le tvpe du revers, le demi- (•licval, pourrait convenir à Cymé d'Eolide. Quant à la tète qui figure au droit, le même savant propose d'y reconnaître rcffigic de Darius III Codoman : c'est, au contraire, le [)ortrait de Spithridatc luimême, et la preuve, sur ce dernier point, nous semble faite par ce que nous avons dit plus haut et ])ar la (•onq)araison avec les autres monnaies satra- \)ï\\vs.

l/o|)inion de M. Droysen est aussi intéressante à mentionner ici, |)our faire toucher du doigt, si j'ose in'c\[)iimcr ainsi, Terreur v.lans laquelle sont tombés l(^s histoi'icns les [)lus éminents, relativement au

1. A. (K- lîaïKl», (lan^ I.'s licrliner lilùUrr, ISfiO, t. V, p. 20.

-'. A. de Salltt, dans la ynmisma'.ischt' Zeitschrifl de Vienne, I. Ul,

pp. 'r2'c/*j:..

Ciiraclèrc des monnaies salrapales. Ce savant s'étonne qu'on regarde Lanipsaque comme le lieu d'émission de Tune des monnaies de Spilhridate. 11 résulterait de là, dit-il, que Spitliridate aurait frap|)c monnaie en Mysie, tandis qu'il était satrape d'ionie et de Lydie : « Si cette opinion est exacte, ajoute-t-il, c'est le seul exemple qu'on puisse citer d'un satrape frappant monnaie dans une autre satra|)ie que la sienne; le royaume de Cilicie ne saurait être invoque comme argument conq)aratif. Aussi, il faut sans doute chercher une autre explication de la monnaie de Spitliridate à Lampsaque ^ »

L'ensemble de cette étude résout le problème qui embarrasse iM. Droysen ; nous savons déjà que les satrapes frappent monnaie, non point en vertu de leur autorité satrapale, mais comme chefs d'armées, et de plus qu'ils établissent leurs ateliers monétaires dans les pays où les transporte le hasard des opérations militaires. En ce qui concerne S|)ithridate en particulier, la c[uestion n'est point de savoir si I^ampsaque s'est trouvée comprise dans le gouvernement de ce satrape, mais seulement si ce chef d'armée eut, à un monient donné, son quartier général dans cette ville. Je ne puis non plus, en vertu du même principe, souscrire à l'opinion de M. Six quand il dit (pie la monnaie d'argent de Si)ithridate a du être frappée *x à Adramytium ou à lolla, dont S[)ilhridate aura été dynaste en même leuq)s (pi'il était satrape,

1. Droysen, dans la Zeiiaclu ift fur ^'unttxmalik, t. U (1875., p. 313; cf èlst. de l'hellcnismc (liud. Uourhc-Lcclt'rrq;, t. I, p. 18,j note.

I; - .♦: ".-: • :- * .• : .-. r.o .s trouvon?? un Perse, M *;,!/,*•• «:*': ■: li-: I » : -." vl »:.ri '. Apres >a mort. O.'i-*-. *;•:•,-- '1-; Sri'.--. .■\,'nil à >on trouverr»' ;.':fi* ' *■'. . ;. . ::*: »-î^ Milr'»lijle'i. Bai^aeiis. le .•:.< ih.'-r 'iO.'i'»-. i .; «-;< icJ'i \er> ô2l vraiseml;::li!':.'i;''j- . *. .\\\ .\ s ji*!»-'? iju'a I)asrvlîon. Olanês, di" '!'• >!* j'jini- i\ jruAvi: dt.* I)jrins, fils d Hysla-^pe. fui -, h .»!*'• <!«• IMii vLnr ^ri MHMiu' trnips cjirArlaphrê- \\i - i\-\\\. ^.itiMpr- de Siidr-. UCb.ires, fils de Mêp^al;.-'-. IijI. i[i\^-ti <!<• I.i >iilr.i|)i(' (le Dascviion dès

î ■ / . '..il'.' >> ( !i.orii.r î*"*H ri'il»" 't'* \t l^<Ju lira^jT^ û pari .

avant 11))J ; il parait en avoir été dépouille lorsque Mardonius vint en Asie Mineure*.

I^e successeur dXEbarès fut llvdarnès, au comnionceuicnt du règne de Xerxès. Vers ^i7(), Megabatès le remplaça ; |)uis, peu après, vient Artahaze, et enfin Pharnace, ([ui resta à la tcte de la satrapie de Phrygie de 130 à iI4'. Aucun de ces satrapes n'a frappé monnaie, mais, en 413, on trouve Pharnabaze, fils de Pharnace, comme satrape de Dascylion, et celui-ci a une longue et intéressante suite monétaire.

Pharnabaze,

Pharnabaze est mêlé aux événements dont TAsic fut le théâtre, depuis Tan 113 juscpren 371. Sans rappeler ici son rôle im|)ortant, nous ferons remarquer seulement qu'il se montra toujours le fidèle représentant du grand Uoi ; ses nombreuses monnaies répondent, à cause de cette attitude irréprochable, à ceux qui voudraient prétendre que les monnaies des satrapes ont un caractère insurrectionnel et qu'elles sont une marcjuc irindépendance visà-vis du monarque achéménide.

Dans les premières années de sa carrière, Pharnabaze soutint puissamment le |)arti des Lacédémonien ; il les secourut à Abydos contre les Athéniens', (-eux-ci s'étaient emparés de Cyzicpie, à la suite de la bataille de Cynossema, en ^ill *; mais, vers Tan 110,

!. P. Kruinhhol/. o/». cit., p. 29.

Page 1