K.Mi-.. l'unri^'./r., IV, l'iO
'J. Dioi. Sic . \V. -JW. 'il-'i:j; Polycn, \U, i*, 3«.
ibsence de toute trace de carré creux, se rapportent irfaitement à cette époque, et la ressemblance parité avec celles de Datame, cpii fut son collègue et n successeur, ajoute beaucoup de poids à cette pposition *. »
Aucune des monnaies de Pharnabaze ni de Datame a été frappée à Acé, bien ipie cette ville fut, nous ivons vu, la dernière étape fixée pour la concenation des troupes perses. M. Judeich, à l'instigation î M. Six, a proposé d'attribuer à Acé les pièces ivantes :
2. Le roi de Perse marchant à droite, Tare et le rquois sur le dos, tenant de la main droite la javele pommettée, et de la gauche des (lèches.
H*. Tète d'Athéna de face, coifTée du casque athéen à triple cimier, les épaules drapées. -R. Obole, 0 gr. 65. Coll. Pee/, à Vienne.
3. Baaltars assis à gauche sur un tronc, tenant de main droite un épi, une grapi)e de raisin et un
gle, et s'appuyant de la main gauche sur son
eptre.
II". Tète casquée d'Athéna, de face.
.1\. Drachme. Catal. Subhi-Pacha, 1878, n" 278'.
Il n'est, d'abord, point certain (pie ces monnaies >partiennent à Pharnabaze plulnt {\\\i\ Mazaios; en cond lieu, les types sont ciliciens. Seule, la tète Athéna est invorpiée comme argument par .MM. Six
. Wiiddiiif^lun. Mc/nm^rx de niitnismatlifiie, ISlil. pp. r»'i-rK>, \. Six. Lr satrape MtiTaio.t. p. ]'.\. ii"' 10 cl 17 atlrihiH'rs à Miizaion dnii: <c vnil ; W. Jiifleich, op. cit., p. l»il, noir.
et Jiuleich, parce qu'elle est une copie de la tête de rAthérin Parlhénos de Phidias : cette reproduction cruiie œuvre alhcnicnne aurait été provoquée par la présence du général athénien Iphicrate, Tauxiliaire de Pharnahaze, à Acé. En vérité, pourrait-on imaginer une base plus fragile à une attribution nuniismati(|uc?M. Six sait lui même, mieux que personne, que les tvpcs des monnaies de la Cilicie reproduisent parfois des monuments d'Athènes et du monde grec occidental. La tête d'Aréthuse des monnaies de Syracuse n'est-elle pas copiée sur des statcres de Pharnahaze et de Datame? M. Six ne s'est-il pas luiincmo efforcé de retrouver un groupe de Myron au revers d'un statère de Mallus^? On voit, par ces exemj)les, combien il est vain de songer à la présence d Iphicrate à Acé pour expliquer la tête d'Athéna Pai'thcnos sur les monnaies dont nous avons reproduit hi description.
Ariobarzanc succéda à Pharnabazc dans la salra- |)i(' do Dascviion*; s'ctant insurgé contre le grand lloi, il fut mis en croix. Le successeur d'Ariobarzane ])aiait avoir été Artabaze, qui se révolta contre Arlaxcrxrs 111 Ochus en 3f>0 ; on le trouve encore en rébellion en »$')() et ){.).*{, soutenu par les Athéniens cl i(»s rhcbaius\ Après (pjclques succès, Artal)aze (lui s cnfuii" et |)asser en Macédoine. Plus lard, en XV). il vint li'ouv(M- Alexandre (pii lui confia le gou-
1 . Si\, .î.itis la // (tsr',1 ift fur ynmiiuntih , t. XIV, pp. 142 el »uiv.
'1. \\ K i:iml»liul/. n-). r-/.. [). 7i>.
;> P. Ivr i.mI> I tl/.. '^f. ri',, p-) 7 î-7."» : \V. JiiJeifh. ojt. cit., p. 20'â el -iiiiv
vernemcnt d'une satra|)ie : il avait alors 95 ans. Arsltès, nommé pour la première fois en 310, peut avoir été le successeur crArtabaze comme satra|)c de Dascylion. 11 commandait la cavalerie paphlagoniennc à la bataille du Granique *.
Il serait possible quWriobarzane, Artabaze et Arsitès n'eussent succédé à Pharnabaze que sur une partie seulement de la salrai)ie de Phrygie qui, de leur tem|)s, a été démendjrée à plusieurs reprises. Mais ce n'est pas le lieu d'examiner quelle était l'étendue des pays soumis à ces personnages dont riiisloire est fort obscure et embrouillée : aucun d'eux n'a frappé monnaie. Nous avons hâte d'arriver au satrape Oronte.
Oronte.
Oronte. fds d'Artasyras, était satrape de l'Arménie orientale en même temps que Tissapherne était satrape de IWrménie occidentale. Ils poursuivirent de concert les Dix-Mille, après la bataille de Cunaxa en ÎOI ; |)lus tard, Oronte figure avec Tiribaze dans la guerre contre Kvagoras. Disgracié pour sa conduite dans celte circonstance, il ne tarde pas à rentrer en faveur, car nous le trouvons, peu a|)rès, en Asie Mineure à la tcte dune satrapie : il avait épousé Khodogune, (ille d'Artaxerxès 11 MnémonV
Va\ ){()2, Oronte était satrape de la j)etite Phrygie, c'est-à-dire de Dascylion, |)lutot (pie de celle de
1. p. Kriimhhol/., np. cit., j>|). 7,"»-77 ; W. JuJrii h, op. cit., p. .?()0.
1. Wii(i<liM^ton, Mélariiit'H de nitmi.ftn., pp. 1*.M*3 ; I)roy>«'ii, «iaiis la /<•//- »chrifl fur SamUm., l. II ' l.S?.*» . pp. IU'J-3I3 ; P. Kruinbliolz, op. cit,^ pp. 75-70; W. Jtidrich, op. cit.. p. 'l'l\ cl paxs.
Sardes, bien que ceci ne soit pas absolument certain '. Oiioi qu'il en soit, Oronte fut Tinstigateur de la grande révolte des satrapes contre Artaxerxès Mnénion, en )U)2,et c'est comme chef de cette insurrection qu'il frappa monnaie. A Fencontre des monnaies des autres satrapes, celles d'Oronte ont donc un caractère insurrectionnel.
Le fameux statcM'c d'or du Musée Huntcr est le plus rcmanpiable spécimen de ce monnayage, dont Tautonomic et Tindépendance vis à vis du grand Uoi sont, en (pielcjue sorte, accusées par ce métal même, réservé pour la frappe de la darique dans toute Tétendue de rKm|)ire achéménide. Qu'on nous permette de reproduire une fois de plus cette belle pièce d'or aussi souvent |)ubliée ([ue mal attribuée :
I. Tcio barbue du salraj)e Oronte, coifTée de la tiare |)erse, diadémée. à gauche.
h . Piolomc de Pégase, galopant à droite. 1\. Slalère d'or, 8gr. i){. Musée llunter '.
1. N'ovr/ sur <o point : Dioyst-n /oc ri!. , Krainbholz (Joe. ci/.). Daii« le j);i>-;i;^'«' <J«« Diodori' (ni Oroiit»' fsl tlil Tr^; Mu-j'ia; ixTsa'r,;, Kruiiibholz propose (Je ruriij^ror- : Tr^; A c'j.zv.a; zx'zxr.r^z. cl il s'appuie, pour juAliticr c«*ltt» rori «Mlii>n. sm> Tio^Mn'-Poiuj)»'»' /'/<>/. X . <jui dit qu'Oroiile, préfet tf At ménic, lit tltfirliim m Syrir. Il nous pariiil jn-éft'rablo de croire que Diodun* «if^i^'iir, ;iii < onliain', 1;» s.ilrapie dont la My-»ie fai-init partie, c'esl-ti-dire rt'll»' de I.)a-rN lion : 1m .My<.ir. »ui\ant nous, n'est cilce spécialement que paire (jin- (l'H-- pioxincr ('lait aloi's le quartier général des forces d'Oronte. \V. ,ludi'i«li 'Y'. '■'/.. |>. --- «unjrrliiK», au contraire, qu'à celte êpoi{ue ()i()til(' n «lait \iA^ rnroit* «^atrapo, mais seulement unapyo; de Mvsîe.
•J. (àMulu-, M(,s. Iliinfcr, p. Ur, ot pi. xxxi, 2*2; Wnddington, Mélanges de
On a successivement allribiic ce slatère à Artaxerxes II Mnémon, à Tissapherne, à Pharnabaze. M. de Sallet a propose d'y reconnaître l'effigie du satrape Oronte, et M. Six a confirmé cette opinion du savant allemand : Itin plaçant, dit-il, ce statcre dans son ordre chronologique au milieu des autres statères d'or de Lampsaque, on voit qu'il se range vers l'an ;iGO. Or, à cette époque, ajoute M. Six, « les textes et les inscriptions mentionnent un satrape du nom d'Orontas qui, d'abord se révolta contre Artaxerxès avec lequel il se réconcilia plus tard et (|ui paraît s'être maintenu assez longtemps en Mysie, aux environs de Pergame, et y avoir installé une petite dynastie indépendante. » M. ^^ roth a récemment adopté, avec raison, l'attribution de ce statère d'or à Oronte, faisant remarcpier que son classement à Pharnabaze, proposé par M. llead, est d'autant plus inadmissible que l'effigie n'a i)oint de i)arenté avec celle qu'on voit sur le statère d'argent frappé à (lyzicpie avec la légende 0APNABA.
On sait que Lam|)saque frappa des monnaies d'or autonomes, pour faire concurrence à la darique, après Tan .*J1)1, date de la bataille de Cnide, et ce monnayage ne cessa que vers l'an ,*{.)0, avec l'apparition de la monnaie d'or de Phili|)pe de Macédoine *. L'or des Grecs, sur le terrain commercial et économi<p!e, vient déclarer la guerre à l'or des Perses; la
numisruntî'/ue, I. I (lS<»r., p. ÎH» et pi. vu. fig'. 3 ; A. von Sallcl. dnn» la Aumi.tm. Zeitschrift «le Vienne;, t. UI. p. 'i22 ; H. lleiuJ, dans le Numism. Chionivle, 187r.. p. *J8K: Six. dans le Sumism. ( humide, 1H88. pp. W à 18 du tirxig'e à part ; W. Wrolli, Catal. of t'ic greck coins ofMysia, introd, pp. xxivx\v.
1. w. Wrolh. Ctitalogite of the gicrk mins of yfysia, Introd., pp. xxiv n XXT
et Judeich, parce qu'elle est une copie de la tète de rAthcna Parthénos de Phidias : cette reproduction d'une œuvre athénienne aurait été provoquée |)ar la présence du général athénien Iphicrate, l'auxiliaire de Pharnahaze, à Acé. En vérité, pourrait-on imaginer une base plus fragile à une attribution numismatique? M. Six sait lui même, mieux que personne, que les types des monnaies de la Cilicie reproduisent parfois des monuments d'Athènes et du monde grec occidental. La tête d'Aréthuse des monnaies de Syracuse n'est-elle pas copiée sur des statères de Pharnabaze et deDatame? M. Six ne s'est-il pas luimême efforcé de retrouver un groupe de Myron au revers d'un statère de Mallus^? On voit, par ces exemples, combien il est vain de songer à la présence d'iphicrate à Acé pour expliquer la tête d'Athéna Parthénos sur les monnaies dont nous avons reproduit la description.
Ariobarzane succéda à Pharnabaze dans la satra- ])ie de Dascylion'; s'étant insurgé contre le grand Roi, il fut mis en croix. Le successeur d'Ariobarzane paraît avoir été Artabaze, qui se révolta contre Artaxerxès III Ochus en 360; on le trouve encore en rébellion en 356 et 353, soutenu par les Atliéniens et les Thébains^ Après quelques succès, Artabaze dut s'enfuir et passer en Macédoine. Plus lard, en 330, il vint trouver Alexandre qui lui confia le gou-
1. Six, dans In Zvilschrifl fiir Numisnatik, l. XIV, pp. 142 cl «uiv.