W. Wr<»th, Myaia, p. 77 et pi. xviii
3. Voje/ Imhoof-Iilunier, Monnaies grecjuea, pp. 2'i5-2'iO, note ; B. Head, lliêt. nnmorum, p. 2'i(> ; Six, dans le Sumixm. Chronicie, 1888, pp. l'i à 18 du tirag'c à part.
'i. Six, yumism. Cfironic/e, 1888, p. 18 du tirage à part ; cf. Zeitêchrift fur yumifmatik, t. VI (187^). p. 98, pi. m. '42.
bou«:Iir:r et ten;int >on javolot de la main droite. L).\n^ le »:h.jnjp. l.i lettre T.
K'. OPONTA. [V'>toine Je sanglier ailé, bondissant a «.lr'>if.e.
Pv. 2 j:v. 7.S. British Muséum et Musée de Ucrlin*.
A ♦ Jiu^e «ie la [)résenee de la lettre T au droit. M. He.i'l .1 classé eette m^^nnaie à Tarse. Mais le stvle et if-? tvpe-- ne sont p«:»int lilitiens et cette attribution ne -iiH lit rtre maintenue. Il n'est pas douteux f[ii«; < !laz'»intne. .itelier (>r.>|).>>é pour la première fois pu* M. dt^ Kalme. ne -^oit la vraie patrie de cette pièce, !»• r«vtr< «.'tant < eliii de> monnaies de celte ville. M. W'-nMinu^ton a fait observer que le guerrier agenouilit' parait rappeler le changement de tactique imairine par 1 Athénien (^habrias : oc 11 avait appris a >o- ^oMats. Ir>rstpie I ennemi allait charger, à inettie un urenou en terre et à tenir leurs lances en arrrt en >e couvrant du bouclier appuyé contre I autre ^enou ". >
Je ne --ai^ tro[) s il faut aussi attribuer à Oronte la m »niiaie suivante, frappée à Cisthène en Mysie.
S. Tète barbue d un satrape, coiffée de la tiare [)er>e, a droite.
K*. KI26A. (lavalier au galop, à gauche. ,K 12. Musée de Munich \
I . K«m}i;i. . Mrin'.:it'$ df li Su ■. archt-nl. de Saint-PéUrâbourg, 1848, pi. XII. :;il , \\ .1 1 1 ii/t>fi. Mr/un:rcs lH«i7 , pi. m. 5: A. von Sallet, dan» la yumitmatis' i.r /., il r'it ij! (lé- \ iiMiiic. t. m. p. '^'ll : B. Iload. Uint. numorum^ p. 613.
•j. W.. Mi:. -t.. Il, Milunirt"<, ls»;7,pp. \\)-'i:\ ; cf. Diod. Sic, XV, 32; Polyen, II. 1, J ; «ini'i. .Nrpo'*, ( liahriu'^. I.
J. Iiiili<)r>fl>|iiinfr, Gi irchische Miinzcn, p. 89 et pi. %*I, 27.
Il est |)ossible que Teffigie soit celle cruii autre satrape ou peut-être même celle (J\in despote local inconnu clans Thisloire.
Ouoi qu'il en soit, d'après ce qui précède, il est évident pour nous que les monnaies d'Oronte n'ont pas été frappées toutes dans le môme atelier, mais qu'elles se répartissent entre plusieurs cités. Lampsacpie, Clazomène, I^hocée, Cisthène, lolla, Adramytium, telles sont les villes entre lescjuclles ont les a distribuées; nous avons dit qu'il faut restreindre ce nombre à Lamj)saque, Clazomène et peut-èlre (Cisthène. Le centre des opérations militaires d'Oronte fut la Mysie, et l'on voit par là, pourquoi Diodore de Sicile désigne Oronte avec le titre de satrape de Mi/sie. Jusqu'ici il n'a été signalé aucune monnaie qu'Oronte eut fait frapper en Cilicie, à Tépocjuc où ce satrape était chargé i)ar le grand l{oi de diriger la guerre contre Hvagoras de Sala mi ne, de concert avec Tiribaze. On se rappelle cpi'après la disgrâce de Tiribaze, Oronte, investi du connnandement des forces de terre et de mer, conclut un arrangement avec Kvagoras ; s'il a fra|)pé monnaie dans ces circonstances, nous n'en avons |)oint encoie la preuve.
iVMulant longtemps les historiens se sont demandé si le satrape Oronte, dont nous venons d'étudier le monnavage et qui joue un rôle si considérable dans les guerres et les insurrections du iv'' siècle, ne devait pas être dédoublé en deux personnages : le premier, gendre du roi Arlaxcrxès .Mnémon et satrape d'Arménie; le second, satrape de .Mysie, suivant le titre (pie lui donne Diodore de Sicile.
MM. \\'a(lcrmglon et Krumhholz ont laissé celte (|iioslioii indécise; on a même parfois song^c à un troisième Oronle, satra|)e crArménie à la fin du règne d'ArLaxerxès 11 Mnémon*.
(]e problème d'histoire estaujourd'huirésolu, grâec à la décxju verte, en 1886, près de Pergamc, d'une inscri[)tion ([ui raconte que le Bactrien Oronle, fils dWrtasN ras, s'étant insurgé contre le roi Arlaxerxés Mnémon, avait déporté les habitants de Pergame, puis avait fait sa soumission au grand Uoi *. Ainsi, Oronte était, d'après cette inscription, d'origine bactrieune, et son père s'appelait Artasyras.
Un autre texte épigraphique découvert au Nimroud- Dagh, sur le tombeau d'Antiochus I", roi de Coniniagèno, par MM. llumann et Puchstein, contient les ligïi(»s suivantes : « A la mémoire dWroandès, fils d Artasouras, cjui éj)Ousa la reine Rhodogunc, lille du Roi des rois, le grand Arlaxerxés dit Mnémon'. " M. Th. Reinach, qui a consacré à cette inscription un de ces commentaires pénétrants dont il a le secret, reniarcpie que le mot Aroandès n'est qu'une foiine d Aryandès, Oroandès, Orontès, dont la transcription arménienne est Krouant. a 11 ne peut, ajoulet-il, V avoir aucun doute sur l'identité, de ÏOn^ntès ff/.s (lArfrisj/ras de Tinscription de Pergame, et de VArofifuIrs, fils trArtasofU'ds de l'inscription du Ximroud-Dagh. » Aroandès ou Orontès épouse Hlio-