‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 205 sur 239 · Monnaies d' Abgar VIII et Commode · texte numérisé non relu

Monnaies d' Abgar VIII et Commode

Sur la foi d'anciens auteurs, M. R. Duval croit ju'il existe des monnaies d'Edesse « qui sont du :emps de Commode, et portent seulement le nom le cet empereur, excepté une monnaie de cuivre

(i) Je dois remercier particulièrement ici M. le marquis de Vogué \m\ a bien voulu me communiquer cette précieuse monnaie; il Ta oubliée lui-même tout récemment pour la première fois, dans la Renue numûmâ/i^ue (française), \\\* trimestre de 1892, p. 209.

5i:r laDueUt oc lit aussi "l*;«»tr Si»»Awr >. J'ai le

rtgrti àt re pouvoir confirmer qu^cn partie cette £.sstrdcE. E rV a -poini et 2 ne peut y avoir de inoiiz.âit d'Édesse. sur lesquelles figure seul le nom dû Coziinoâe. Toutes les monnaies firappées à Edesse, i lefr-grie de cet empereur, portent en ri::tn:e :e=:ps. au revers, le buste d'Abgar VIII; ce ^cci des petits bronzes qui, plus ou moins bieu consenés, répondent à la description suivante :

i5. KMCAP • KOMOAOC. Tête laurée de Commode, à droite.

Rtz'. AUFARICBACIASVC. Buste d'Abgar, barbu, coiiîé de la tiare, à droite.

.€. i3 n:ill. Cabinet de Fraoce. PI. IV, fig. 3 et 3.

16. Variété, avec la légende : AVI • KAICAP KOMUAOC, au droit.

.€.. lO mill. Cabinet de France. PI. IV, fig. 4.

Ces petits bronzes ne sont pas rares, mais les légendes comportent paribis des altérations barbares. Il faut aussi faire la part des erreurs de descriptions. Par exemple, £ckhel décrit une pièce de la collection Pembrocke de la manière suivante : KAICAP • AO • KOMOAOC, et au revers, BACIASVC ABFAPOC (i). Le prénom Aci««c donné à Commode n'est pas invraisemblable, mais je ne l'ai constaté sur aucune des monnaies d'Édesse, soit

(\) EcKHEL, Z>. N. V.;t. IV, p. 514.

au Cabinet de France, soit au Musée britannique où pourtant est venue se fondre la collection Pembrocke.

Mionnet (i) donne, d'après Sestini, la description suivante : KOMOAO • ANTÛNE. Tête légèrement barbue et diadémée de Commode. Rev. AB<lbOC {sic) BACIASVC. Buste du roi,imberbe, avec la mitre.

Le nom de Commode ne saurait exister à côté de celui d'Antonin : il s'agit, en réalité, de Caracalla, et la monnaie est d'Abgar IX Sévère.

Mionnet (2) décrit encore, d'après Sestini, la pièce suivante, qui est également le résultat d'une mauvaise lecture : AVT • KAIC • KOMOAOC • Tête laurée de Commode. Rev. KOA • M • SASCCA • Tête tourelée de Tyché. — Or, Edesse ne devint colonie et ne prend ce titre sur ses monnaies qu'à partir de la fin du règne de Caracalla.

V. Langlois (3) attribue à Commode une pièce du Cabinet de France qu'il décrit : [BA]CIASV[C ABFAPOCJ.Tête d'Abgar barbue, coiffée de la tiare dentelée à droite; devant, un sceptre. Rev. AVT • OVHPOC • KOM ... Tête de Commode barbue et laurée, à droite. — Il est aisé de remarquer que la lecture du revers est erronée, car jamais Commode n'a pris le nom de Verus. Il s'agit d'une

(1) Mionnet, SuppL, t. VIII, p. 410, n» 59.

(2) Ibid., Sw/7/7/., t. VIII, p. 399.

(3) V. Langlois, Numismatique de l'Arménie dans l'antiquité, p. 71 et pi. IV, n» 5.

gy^rrai^* i& Septnne Sérére gt on doit lire: AVT'

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On VLiz r^zjt lorîc -e 1= gocveraecr de la Syrie. Pe:îcetin::Lâ !*î^=r. se fitproclasier dcpcrenrenigS- :1 f::: re-icnn.: par toutes Les prcTÎnces qui fusaient za.r::t ft soc azcien ^ouvemeineiit. Les Osrfaoécitii'': para.i-.scct L'avoÎT soatena contre Septime Scvtr-i: : . C'est cette circonstance qn'invoque Sc>,t:r.î peur ju-stirer son attribadon à Pescennius Niger d une monnaie qu'il décrit ainsi :

Epigraphe ixiricta. Caput tarbatum laureatwn.

Riv. -. ABrAKiC BACIASYC Caput Ahgari barbatum, facie oblongâ, mitrâ canicâ, diadematâ textiim (2).

Ainsi, Sestini ne lit pas la légende da droit; pourtant, dit-il, il croit reconnaître dans ce qui en subsiste encore, les éléments de 3ABI0C ou plutôt de SAYKXL, Tun des noms de Pescennius Niger ; il y voit aussi la lettre n, initiale de HSCCSNMOC, et il ajoute que cette monnaie, une des plus intéressantes de la série édessènienne, fait partie du musée Knobelsdorf. Cette collection a été acquise par le Musée de Berlin, au commencement de ce siècle, et je remarque que dans son

(if R. DuvAL, op. cit., pp. 213-214.

{2) Srstim. Lettre e dissert, numismatische, 2* édh., t VI, p. 83 et pi. XI, n" I.

catalogue général, M. Pinder admet sans hésitation l'attribution de Sestini (i).

Pourtant cette lecture, quia déjà semblé suspecte à M. W. Scott (2), me paraît devoir être définitivement rejetée. Le mot SAVIOC n'étant pas visible, il est plus vraisemblable qu'il faut reconnaître à la place les éléments du mot CSOYHPOC : il s'agit d'une monnaie de Septime Sévère. Ainsi, bien que Pescennius Niger ait été un instant tout puissant en Orient, on n'a encore signalé d'une manière certaine aucune monnaie frappée en son nom à Edesse.

Les monnaies d'Abgar VIII et de Septime Sévère sont très nombreuses ; sauf de rares exceptions, elles se caractérisent par une barbarie de frappe toute particulière, de sorte que les variétés qu'elles comportent sont dues principalement à des altérations dans la gravure des légendes ; les exemples suivants pourraient donc être facilement multipliés :

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