Mmnaies d'Ahgar VIII U Grand et de son fils Ma noti
Jules r Africain qui séjourna, comme nous l'avons dit, pendant quelque temps à la cour d'Abgar le Grand, nous informe qu'il fut témoin de l'adresse merveilleuse qu'avait, pour tirer de
{\) Le rcvcr» est mal ilécrit dans le Trésor de numismatiqm^ MU
l'arc, le fils du roi, appelé Ma'nou (i). Abgar paraît avoir associé ce fils à sa couronne pour imiter Septime Sévère qui avait, de son vivant, fait asseoir Caracalla sur le trône impérial. Les monnaies suivantes consacrent l'association de Ma nou au trône de son père :
34. ABrAPOC • BA [CIASVC]. Buste d'Abgar VIII, coiffé de la tiare, à droite.
Rev. MANNOC • HAIC. Buste de Ma nou IX, coiffé de la tiare, à droite (2).
JE. i5 mill. Deux exemplaires au Cabinet de France.
PI. V. fig. 8
35. ABIAPOC BACIASVC. Buste d'Abgar VIII, coiffé de la tiare, à droite.
Reu. MANNOC. Buste de Ma'nou IX, coiffé de la tiare, à droite.
JE. i5 mill. Musée britannique. PI. V, fig. 9.
Le mot IIAIC, qui figure dans la légende de la première de ces rares monnaies, est tout à fait insolite en numismatique; sa lecture, toutefois, n'est pas contestable. La l'areté des monnaies d'Abgar VIII et Ma'nou prouve que Tassocia-
(1) R. Dl'Val, loc. cit., p. 218; Jul. Afric. in Euseb. chronogr. Olymp. 149, I ; Georg. Syncellii, Chronogf'., édit. Dindorf. t I«r, p. 676.
"* (2) Le Trésor de numismatique. Rois grecs, p. i3i, n" 12, lit à tort revers, MANNOC IIAIC AY (re^) ou AU (/«^v) Cf. Eckhel, Doctr ^Jim. v€t.,X. lU,p. 5i5 ; Mionnbt, Descr., t. V, p. 621, n^ ibi et p. 622. lote a.
tion ne dura pas longtemps ; quand elle eut lieu. Ma nou, bien que qualifié "«» était déjà parvenu à l'âge mûr, si Ton en croit ses portraits monétaires. C'était sans doute vers la fin du règne d'Abgar; quoi qu'il en soit, Ma* nou n'est pas mentionné par Denys de Tellmahrê, et comme il ne succéda pas à son père, il faut admettre qu'il mourut avant ce dernier, ou bien que Caracalla eut des raisons de placer sur le trône de l'Osrhoène Abgar IX Sévère qui paraît avoir été le frère cadet de Ma nou, mort ou politiquement évincé.