‹ Mélanges numismatiques (volume 2)Chapitre 218 sur 239 · AVT • K • M • A • C • AASSANAPOC • C · texte numérisé non relu

AVT • K • M • A • C • AASSANAPOC • C

Buste lauré de Sévère Alexandre, à droite.

Rev. MHT • KO • GASCCHNÛN. Tyché assise sur un rocher à gauche, et sacrifiant' sur un autel allumé ; à ses pieds, le génie du Scirte nageant ; dans le champ, deux étoiles.

JE. 32 mill. Cabinet de France. PI. VII, fig. 3.

68. AVT • K • M • A • C3 • AASSANAPOC • CSB. Buste lauré de Sévère Alexandre, à droite.

Rev. MHT • KOA • SASCCHNÛN. Tyché assise sur un rocher, à gauche, et sacrifiant sur un autel allumé ; à ses pieds, le génie du Scirte nageant; dans le champ, deux étoiles.

JE. 26 mill. Cabinet de France.

69. AVT • M • A • CSV • AASHANAPOC. Buste lauré de Sévère Alexandre, à droite.

Rev. MHT • KOA • SASCCHN. Même type que sur les pièces précédentes.

JE. 26 mill. Cabinet de France.

70. AVTO • RAIC • M • AVP • C3 • AASSANAPS {sic). Buste lauré de Sévère Alexandre à gauche.

en Orient. Les Osrhoèniens étaient si attachés à Sévère Alexandre, qu'ils se révoltèrent contre Maximin en haine du meurtrier de leur bienfaiteur. C'est Hérodien et Capitolin qui nous apprennent ce détail ; il paraît même que le corps des archers Osrhoèniens, constitué par Alexandre, avait choisi pour chef de la rébellion un certain Ticus ou Quartinus qui, d'ailleurs, ne tarda pas à être assassiné. Cette révolte des Osrhoèniens et le règne trop court de Maximin, qui ne réussit pas à les châtier, permettent de douter qu'il existe réellement des monnaies d'Édesse au nom de ce prince. Cependant, nous en trouvons deux dans Mionnet.

La première, publiée déjà par Vaillant et par Bayer, porterait, au droit : AV • r • 10 • HASIHEI • C3B, avec la tête de Maximin; au revers, on lit : MHT • KOA • GAGCCA. Nous savons déjà que ce revers n'est pas correct, et qu'il faudrait GA6CCHNÛN. Le droit présente aussi dans le nom de Maximin une incorrection qui me porte à rejeter cette pièce que je n'ai rencontrée nulle part.

La seconde n'est attribuée par Mionnet que dubitativement à Maximin et à Maxime. On y voit deux têtes affrontées, l'une paraissant plus âgée que l'autre; j'ai examiné attentivement la pièce, mais les légendes du droit et du revers sont tellement frustes qu'il est impossible d'y rien lire. On est obligé de s'en rapporter à l'aspect des deux

effigies, qui peuvent aussi bien être Caracalla et Géta que Maximin et Maxime. D'ailleurs, il est probable même que la pièce n'est pas d'Édesse (i). Bref, on n'a pas, jusqu'ici, rencontré de monnaies de Maximin à Edesse, et comme on n'en a pas signalé non plus à Carrhes et à Nisibe à l'effigie de ce prince, je suis porté à croire que Maximin n'a pas monnayé dans ces villes, qui ont dû subir des vicissitudes analogues et se révolter en même temps contre lui. On connaît les lettres de Gordien le Pieux, successeur de Maximin, par lesquelles ce prince félicite son beau-père, le préfet du prétoire Misitheus, d'avoir fait rentrer Carrhes et la haute Mésopotamie sous la domination romaine (2). Il paraît donc à peu près certain que toutes les villes de ces contrées n'avaient pas reconnu l'autorité de Maximin.

Gordien le Pieux et Tranquilline.

Peu après l'avènement de Gordien le Pieux à la dignité d'Auguste, le roi des Parthes Sapor ayant envahi le Mésopotamie et menacé l'Asie romaine tout entière. Gordien dut partir pour l'Orient. Son départ, sa marche à travers l'Asie et ses victoires sont célébrés par les nombreuses monnaies de

(1) MioNNET prétend reconnaître au droit les éléments de la légende MAXIMOC • K ...; je serais plutôt enclin à lire : M • ANT(o... Cf. MiONNBT, t. V, p. 610, no 96.

(3). Capitolin, Cordian., aa.

coin romain qui portent : PROFECTIO • AVG ou TRAIECTVS • AVG ou bien VICTORIA • AVG.

Edesse fut sans doute visitée par l'empereur au cours de son expédition ; dans tous les cas, Gordien se présenta comme le vengeur de Sévère Alexandre et il combla les Osrhoéniens de ses faveurs. Edesse frappa des monnaies en son nom comme colonie métropole des Osrhoéniens.

Sur les pièces de grand module on a la tête de Gordien avec tous ses noms abrégés : * Avtti^Jm»/ k«;«>/ M Y«ç 'AvtwvrTvcj YcpfiK^i it€omiç. Lc rcvcrs cst différent du t}^pe que nous avons rencontré communément jusqu'ici, c'est-à-dire une Tyché ou Cybèle assise. Nous ne trouvons désormais que le buste de Tyché ayant parfois devant lui, sur le grand bronze, un petit génie sur un autel. C'est pour ce motif que je regarde comme une fausse attribution celle que Bayer assigne à une pièce assez fruste sur laquelle figure le génie de la ville assis, à gauche, ayant à ses pieds le fleuve à la nage. Ce type de revers si fréquent sous les prédécesseurs de Gordien, ne paraît jamais avec le nom de ce prince.

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