‹ Mélanges numismatiquesChapitre 63 sur 109 · Leake, Aèiatie Grtece, pp · texte numérisé non relu

Leake, Aèiatie Grtece, pp

HZP (an 168)

AC

HEP (an 168)

AC

e-P (an 169)

ec

eiP (an 169)

ec

ÔP (an 170) -

MZ

AOP (an 171)

MZ

AOP (an 171)

MZ

BOP (an 171)

MZ

BOP (an 172)

MZ

rOP (an 173)

MZ

AOP (an 174)

eE

ZOP (an 177)

ZOP (an 177)

MZ

HOP (an 178)

MZ

eOP (an 179)

MZ

nP (an 180)

MZ

nP (an 180)

MZ

nP (an 180)

MZ

AnP (an 181)

MZ

BnP (an 182)

MZ

rnP (an 183)

MZ

mP (an 183)

MZ

€nP (an 185)

MZ

Enp (an 185)

AZ

ZnP (an 187)

AZ

ZnP (an 187)

AZ

HnP (an 188)

MZ

HnP (an 188)

MZ

rSP (an 193)

kï

r.qP (an 193)

AZ

E<]P (an 195)

AZ

SSP (an 196)

AZ

SSP (an 196)

AZ

Zqp (an 197)

AZ

Hqp (an 198)

AN

HSP (an 198)

AZ

eSP (an 199)

AN

C (an 200)

EZ

CIA (an 211)

AZ

Cir (an 213)

Bien qu'elle soit fort incomplète, la liste chronologique que nous venons de dresser est pourtant déjà suffisamment imposante pour que nous puissions chercher à nous rendre compte du sens général des lettres phéniciennes et grecques qui accompagnent la date sur chacun des tétradrachmes. Ce sont incontestablement des marques d'atelier ou d'émission. Comme nous le constaterons tout à l'heure, un certain nombre de ces lettres phéniciennes et grecques se retrouvent sur les petites pièces d'argent ou sur les bronzes qui ont été frappés en même temps que les tétradrachmes. On ne saU" rait songer à reconnaître des dates dans les lettres AC, 6C, MZ, etc ; il faut aussi repousser l'opinion, émise par quelques-uns, d'après laquelle les lettres CN désigneraient l'atelier de Enydra, Tune des colo^

nies d'Aradus sur la côte phénicienne ; nous signale rons plus loin des bronzes où les lettres phéniciennes ]N paraissent correspondre aux lettres grecques €N.

Quand on envisage notre liste dans son ensemble, il semble qu'il y ait une sorte d'alternance et de retour des mêmes lettres au bout d'une certaine période. Pour les lettres phéniciennes, nous trouvons, par exemple, la lettre N, avec les dates 127, 129, 132, 162, 179, 180, 183, 188, 197, 199, et il nous en manque sans doute un grand nombre : la distance des années 127 et 199 prouve qu'il ne saurait être question d'un nom de magistrat désigné par son initiale. Les mêmes observations peuvent être faites sur les autres lettres de la série. Ces caractères, d'ailleurs, sont peu variés, et l'alphabet phénicien est loin d'être représenté en entier; on ne trouve que les suivants : p, 1, Jl, 3, N, et la marque numérale ?l qui désigne le nombre 21. Si ce

sont là des indices d'ateliers spéciaux, nous aurions donc six officines et l'on pourrait s'attendre à ce que ces six marques se reproduisent sur les émissions de chaque année.

Quand aux lettres grecques, au nombre de deux, elles sont peut-être indépendantes l'une de l'autre, bien que toujours juxtaposées. Je remarque en efiet que la seconde varie peu : c'est constamment C ou Z, N et quelquefois E ou €, ce qui ne fait en réalité que trois lettres. La première lettre change plus fréquemment; je relève les suivantes : A. B. T. A, E. 6. M. Ces sept lettres se combinent avec les trois autres dans

un ordre dont je n'ai pu saisir la loi. Je livre ces observations aux numismatistes plus sagaces, heureux si j'ai pu contribuer dans une mesure quelconque à faire retrouver l'organisation et le fonctionnement d'un atelier monétaire dont l'activité a particulièrement été féconde entre l'époque d'Alexandre et l'arrivée des Romains en Syrie. En attendant, il faut dire comme au temps d'Eckhel : i^ariag in his notœ arithmeticse suum adhuc OEdipum expectant *.

i3. — A ces tétradrachmes correspondent des drachmes de poids attique, qui ont, au droit et au revers, des types pareils aux monnaies contemporaines d'Ephèse, c'est-à-dire l'abeille et le cerf. On peut croire que ces drachmes ont été frappées en vertu d'un traité commercial ou d'une alliance monétaire entre Ephèse et Aradus qui, dans les deux siècles qui précédèrent notre ère, étaient les deux villes les plus commerçantes de l'Asie Mineure et de la côte de Syrie. Ces drachmes ont été frappées en grande quantité et on les rencontre aujourd'hui en abondance ; leurs variétés consistent dans les lettres, dates et monogrammes qu'on relève dans le champ du droit, de chaque côté de l'abeille. Les dates sont fort rares ; M. Six dit qu'on en trouve depuis 169 avant notre ère, jusqu'en 148, puis en 127 et en 110; il relève, sans indiquer ses sources, de S (= an 90) à PI A (= an 111), puis BAP (= an 132) et GAP (= an 139)*.

Les premières de ces dates auraient pour consé-

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