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S'il est vrai de dire qu'un monument archéologique est à moitié expliqué quand il est bien décrit, il est non moins juste d'affirmer que des monnaies méthodiquement rangées et coordonnées ne sont pas loin d'être bien attribuées. Il s'agit pour nous, à présent, de déterminer la patrie respective de nos sept groupes. Nous savons déjà que tout ce monnayage a été émis dans des pays maritimes, c'est-à-dire baignés par la Méditerranée, comme l'indique le type constant de la galère ; nous sommes certains encore par les légendes que, dans ces contrées originaires, plus ou moins étendues, on faisait usage, ici, de l'écriture araméenne, là, de l'écriture phénicienne. Au point de vue chronologique, le style de ces pièces ne nous permet pas de faire remonter nos recherches au delà de l'an 400, et le type du char royal achéménide nous interdit de descendre plus bas que l'an 332, date de la conquête de la Cilicie, de la Phénicie et de l'Egypte par Alexandre.
Dans cette période restreinte de l'histoire de l'empire des Perses, la prépondérance maritime était aux mains des Sidoniens, sous la suzeraineté du grand Roi. Déjà, dans le siècle précédent, au temps de Xerxès, le roi de Sidon est désigné par Hérodote comme ayant le pas sur le roi de Tyr et la première place à côté du monarque achéménide*. Les navires sidoniens sont cités comme étant les plus remar-