RAYMOND WEEKS
mots homes A r lu dans son édition du Roman d'Alexandre, où ces mots reviennent cependant plusieurs fois '. Par contre, M. P. Meyer, dans son ouvrage Alexandre le Grand dans la littérature française du moyen âge^, montre qu'il considère Hercu, plutôt quArtu, comme la bonne leçon. M. Meyer avait déjà indiqué, dans sa remarquable Etude sur les niss. du Roman d'Alexandre^, que bornes Artii voulait dire les colonnes d'Hercule de FOrient.
M. George L. Hamilton, dans son livre, The Indebtedness of Chaucers Troilus ami Criseyde to Gnido délie Colonne's Historia Trojana'^, parle delà « geographical misconception so often found in mediaeval writers, which first confused, and finally made one, the Eastern "bornes" of Bacchus or Alexander^ and the Western limits set by Hercules or Arthur. »
M. M. Lipke, qui a écrit une thèse sur le Moniage Reiwart, montre qu'il ne comprend pas les mots qui nous occupent, là où il dit:« bonesartu, ein unbekanntes heidnisches Land > ».
M. E. Langlois cite sept mentions de bornes Artu dans sa Table des Noms propres dans les chansons de geste, mais il ne se voit pas appelé à discuter le sens de ces deux mots^'.
M. J. Runeberg, Etudes sur la geste Rainouart, p. 97, note i, dit que les mots bornes Artu signifient les colonnes d'Hercule, « qui bien souvent sont désignées ainsi pendant le moyen âge o).