‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 78 sur 320 · FINIS · texte numérisé non relu

FINIS

pet. in-S" goth. de 4 fi. n. c. sig. aii, aiii, 26 lignes à la page.

Au bas du f° 4 V, se trouve une note manuscrite de Fernand Colomb, analogue à celle que l'on lit sur la plupart des livres composant la bibliothèque de l'érudit sévillan :

Este librocosto 2 diiieros en leon par otiibre de i) }) y cl diicado vale )/0 diiieros.

Le titre est orné d'un bois que l'on retrouve en tête de la Fortune d'amours dans une édition sans lieu ni date, dont un exemplaire est conservé également à la Colombine. Ce bois n'est qu'une reproduction grossière de celui qui décore les éditions des Songes du prophète Daniel données par Jehan Trep-

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perel. On peut consulter à la Bibliothèque Nationale (Invent. A. 5176) un exemplaire de ce dernier ouvrage qui provient de la Bibliothèque Colombine, et que Harrisse a décrit dans ses Excerpta coloiiibiniaiia '.

L'auteur de la curieuse petite pièce que Ton trouvera réimprimée ici, et qui nous présente un tableau si pittoresque de la vie parisienne au début du xvi^ siècle, est un certain Jean le Happère. Son nom se trouve cité deux fois en abrégé : la première au titre : Jo. le Ilap., et la seconde au dernier vers: Jehan le Hap. (La rime exige ici qu'on complète le mot, Hap- [père] rimant avec retraire).

Ce personnage nous est ci peu près totalement inconnu, les derniers vers de notre petit poème, qui en font mention, restent une énigme. Nous savons seulement qu'en mars 1527 (n. st.) il publiait une édition de Y Art et science de bien parler et soy taire, traduction du traité d'Albertano de Brescia -.

Je n'ai rencontré nulle part la description de ce petit ouvrage, l'exemplaire de la Colombine qui nous Fa conservé peut être considéré comme unique. C'est ce qui m'a déterminé à le réimprimer tel quel d'après la copie que j'en ai prise

tout récemment à Séville K

Jean Babelon.

Les laudes et complainctes de petit pont.

En souffrant j'ay souffert soufferte, En endurant tant enduré, En perdant perdu mainte perte, 4 Et onc murnuir ne murmuré.

Je perdurant trop perduré.

En ennuyant de nuyct me ennuyé,

Tant que en fureur je suis furé,

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