‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 164 sur 220 · Registre cité, p · texte numérisé non relu

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3. On trouve (Archives départementales de l’Hérault, série D) un paiement de 100 livres fait au graveur Olivier en 1781, sans doute pour cet objet. Est-ce le même que le professeur de dessin mentionné plus haut.'*

4. Le sujet était : un monument en l’honneur du duc de Biron.

386 LA SOCIETE DES BEAUX-ARTS

Prix d’architecture ^ : Charles Durand, élève de Giral. Accessit : Ferrier, élève de Roussel.

Prix de la salle des académies : tiré au sort entre Paul (qui l’obtient), Montant, et Petitbois dit Garbouleau. Prix de la salle des principes : Ricard.

En 1782. — Prix du modèle vivant : Blanchard.

Accessit : Fabre.

Prix de la salle de ronde bosse : Izard.

Accessit : Perrin cadet.

Prix d’architecture : Ferrier.

Accessit ; Guiraud de Fontfrede.

Prix de la salle des académies : Roussel.

Accessit : Lefèvre.

Prix de la salle des principes : Arnavon.

Accessit : Théliard.

En 1783. — Prix du modèle vivant : Wender fils.

Prix de la salle de ronde bosse : Desmazes.

Accessit : Montant.

Prix d’architecture : Chauvet.

Accessit : Desmazes.

Prix de la salle des académies : D’Artis et Grand [ex æquo].

Prix de la salle des principes : Pacotte.

Accessit : Donnât.

En 1784. — Prix du modèle vivant : non décerné.

Prix de la salle de ronde bosse : Fabrège dit Montan. Prix d’architecture : Desmazes.

Accessit : Auxillon.

Prix de la salle des académies : Dupuy.

Accessit : Fabre.

Prix de la salle des principes : Grassoux.

Accessit : Daubercourt.

En 1785. — Prix du modèle vivant : non décerné.

Prix de la salle de ronde bosse : non décerné.

Prix d’architecture : Sauvy.

Prix de la salle des académies : Maigrol.

I. Le sujet était : un monument commémoratif de la naissance du Dauphin et des victoires d’Amérique.

DE MONTPELLIER. BSy

Prix de la salle des grandes têtes : Vignaud (de Beaucaire)^.

Prix de la salle des principes : Louis Tournel.

En 1786, il n’y eut pas de distribution de prix; d’ailleurs on se plaignait du peu d’assiduité des élèves et de leur qualité inférieure. Peut-être aussi songeait-on à une dislocation prochaine de la Société.

A la séance du 19 janvier 1787, la question fut abordée, et le président fit une communication importante. Les États de Languedoc ayant décidé de voter 3ooo livres de subvention à l’École (nouvellement créée) des ponts et chaussées de Montpellier, l’École des beaux-arts devait y être réunie, et on songeait dans ce nouvel établissement à développer l’enseignement dont les premiers fondements avaient été jetés, huit ans auparavant, sous les auspices de la Société. Tous les assistants furent d’accord pour accepter la proposition; la confiance des premiers jours les avait sans doute abandonnés. La dissolution suivit.

Peu de jours après, le marquis de Montferrier adressait à chacun des membres fondateurs une lettre de chaude gratitude pour les services rendus à la cause de l’art; ils y trouvèrent la récompense la plus flatteuse de leurs travaux. La plume tomba des mains du secrétaire, — c’était alors Fontanel, — qui signa le dernier sur le registre des délibérations définitivement clos, avec le trésorier Riban.

Nous avons insisté sur l’exposition organisée par la Société en 1779. Son succès engagea les associés à renouveler l’expérience, et nous savons par le registre des délibérations qu’il y en eut d’autres en décembre

I. Il est devenu directeur de l’école de dessin à Nîmes, où il mourut en 1826 (Bellier de la Ghavignerie).

LA SOCIÉTÉ DES BEAUX-ARTS

1780*, en décembre 1782: et en décembre 1784. Des catalogues de 1780 et de 1782 on n’a pas encore signalé d’exemplaire, mais il ne faut pas désespérer. Quant à celui de 1784, il existe à la bibliothèque de la ville de Montpellier, et M. Maurice Tourneux en a donné la quintessence dans un trop court article de la Revue de V Art français^. Nous n’y reviendrons pas. On y retrouve d’ailleurs, comme en 1779, les noms de professeurs et d’anciens élèves de l’École, auxquels on adjoignit, comme aux exhibitions antérieures, une série de peintures, dessins et terres cuites de maîtres appartenant à des époques et à des écoles variées.

On n’est pas en droit de déclarer que la tentative a échoué complètement. A vrai dire, l’École des beauxarts fondée par la Société n’a pas formé de très brillants élèves, car aucun d’eux n’est parvenu à la céléT brité. Elle ne se trouvait ni assez riche ni assez bien y pourvue. Du moins peut-on affirmer que le mouvement créé autour d’elle n’avait pas été vain et que ces quatre expositions successives, dues à d’intelli- { gentes initiatives, produisirent une salutaire impres- j sion.

Une nouvelle Société des beaux-arts a pris nais- j sance à Montpellier sous le règne de Napoléon III. "

1. Fontanel était chargé de la rédaction du Catalogue, et il fut décidé que son nom figurerait sur le titre. Le Catalogue était vendu par le portier 12 sols.

2. On accepta cette année-là deux tableaux de chevalet par artiste, ou un seul si les dimensions en étaient trop grandes.

3. Nouvelles Archives de VArt français^ 3® série, t. II (1886), p. 266-269.

DE MONTPELLIER

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