‹ Mélanges, par le général Cte de SégurChapitre 116 sur 133 · SCÈNE XX. \ZJ BOILEAU · texte numérisé non relu

SCÈNE XX. \ZJ BOILEAU

Enfin, vous approuvez cet ordre de marche, n'est-ce pas ?

B(H RSAULT.

Air : Des fleurettes.

Cette union , je pense , Doublerait leurs appas , Mais ce prodige en France ISe se rencontre pas.

Ce n'est qu'à la comédie Que je les vois, sans broncher, Se suivre, se joindre et marcher De compagnie !

BOILEAU

Mais enfin, si, là, chez vous, sous vos yeux mêmes , ces frères ennemis ne demandaient pas mieux que de se réunir, vous y opposeriezvous?

BOU RSAULT.

Dieu m'en garde! Mais où avez- vous donc vu tout cela?

Air : De la croisée.

Certes, c'est un charmant portrait , C'est une riante chimère.

440 BOJLEAU ET BOURSAULT.

BOILEAU

Chimère n'est pas tout à fait \je mot qui sied en cette affaire :

Cette peinture du bonheur Peut exister, je vous le jure, En un mot , ce portrait , Monsieur, Est fait d'après nature!

(Il démasque et montre Roger et Cécile à Boursault.) BOURSAULT.

D après nature!... Héquoi!... réellement!... (Apercevant céciicct Roger.) Mais en effet... c'est un tableau d'histoire! En voilà, sans doute, les personnages. Serait-ce donc mademoiselle qui représenterait ici l'Hymen?

BOILEAU

Voyez dans ces jolis yeux.

BOURSAULT

Elle les baisse.

CECILK

Monsieur...

BOURSAULT

C'est égal , je comprends. Quant à Monsieur, il est évident qu'il représente ici l'Amour. Eh bien , voyez ce que c'est que l'âge : j'étais là ,

Page 1