‹ Mélanges, par le général Cte de SégurChapitre 85 sur 133 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BOILEAU, aeui.

Je n'en reviens pas! Me venir cherchera Bourbonne; me recevoir ici avec tant d'obligeance sans me connaître!... J'étais fort embarrassé : sans argent, sans amis, sans santé! car ces eaux de Bourbonne ne m'ont fait aucun bien... Allons ! mon voyage n'aura pas été du moins entièrement inutile : j'aurai fait connaissance avec un galant homme, qui paraît joindre à un cœur franc et droit un esprit aimable et solide, et, ma foi ! on ne peut faire trop de chemin pour rencontrer un homme comme celui-là. Mais comment s'appelle-t-il ?... Notre connaissance s'est faite si promptement, il m'a comblé de tant de politesses , qu'il m'a été impossible de le lui demander : « Le receveur de Montluçon » m'a-t-il dit en m'abordant; voilà tout ce que

j'en ai pu savoir Il faut charger Antoine de

cette question embarrassante... Bon! le voici.

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