SCENE IX
ANTOINE
J'y cours... Mais, Monsieur, vous voici dans votre cabinet ; vous avez là papier, plumes, encre, et à vot' place j'sais ben c'que j'ferais.
BOILEAU
Quoi donc?
ANTOINE, se grattant l'oreille.
Oui... un de ces petits... là... Comment appelez-vous ça... c'qui finit comme ça... (« t»n un geste
complimenteur et un sourire en voyant rire Boilcou.) VOUS Comprenez.... oui.... pour M. Mignot, afin de l'apaiser avant que l'dîner n'soit prêt.
BOILEAU
Ah! la bonne idée! Un madrigal à monsieur Mignot? Quelle folie!
ANTOINE
Monsieur, vous n' savez pas combien la colère d'un cuisinier est dangereuse !
BOILEAU
Bon! bon ! Mais va donc vite à la poste.
ANTOINE
Air : Il était une fillette.
Pourtant comme y faut qu'on mange, A vot' place j'ferais la paix.
BOILEAU
La rencontre est fort étrange, Et surtout comique; mais Va donc chercher, ici près, Ma lettre de change.
ANTOINE
Qu'est dans un'lettre, n'est-ce pas ?
BOILEAU, en *>rtaht et allant dans ta chambre.
Eh bien, oui.
ANTOINE, icui.
J'y cours de ce pas; Dans un'lettre , c'est drôle, ça ; Au moins l'argent par c'moyen-là Vient en poste comme il s'en va , Ah! vient en poste comme il s'en va !