SCÈNE XV
et douter de Cécile! C'est affreux! Osez nier
que cela soit!
ROGER
Douter, non; mais puisque tu le crois... oui... je conviens... Que veux-tu?... Le mariage!... Je ne croyais pas qu'il fallait y songer si sérieusement.
ci'cile.
Ce n'était donc pas sérieusement que vous m'aimiez?
BOILEAU
C'est ma diable de satire! Heureusement que je me trouve là.
CÉCILE
Voyons donc ces belles raisons... Bien! la page est froissée, ce doit être ici :
L'hymen n'ait jamais fait de femme extravagante, Qui m'aimant le matin souvent me hait le soir?
Quoi! c'est là! Et vous me croyez capable..? Adieu, Monsieur!... Mais non, je ne veux pas seulement vous dire adieu !
ROGER
Cécile! ma Cécile! Me quitter ainsi!... Mais c'est justifier M. Boileau !
CÉCILE
Ah! oui vraiment, c'est moi, n'est-ce pas qui ai changé du malin au soir? Est-ce que j'ai jamais aimé un homme capable de me mépriser?
Air :
Un fidèle, un tendre Roger,
Voilà celui que j'aime; Mais quand il a pu tant changer,
Puisqu'il n'est plus le même , De ce nouveau Roger si fier
Si j'aimais le langage , Avec mon bon Roger d'hier
Je me croirais volage !
ROGER, retenant Cécile qui veut le quitter.
Ah! Cécile, que je suis malheureux! Reste, reste, de grâce!
BOILEAU
II est temps : si je ne raccommode pas ces gens-là , me voilà brouillé avec l'amour plus que jamais.
ROGER, un genou en terre.
Pardonne-moi!
CÉCILE
Quoi?. . . . Que voulez- vous ?Eh bien. . .parce que