‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 106 sur 312 · Nous retrouverons son nom infra, p · texte numérisé non relu

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6. Admoniiio generalis (789), c. 9. Ut corepiscopi cognoscant modum suum et nihil faciant absque licentia episcopi in cujus parrochia habitant. Boretius, I, 54.

de ne tenir aucun compte des cérémonies présidées par les chorévoques ; ils consacraient de nouveau les prêtres déjà consacrés par eux ; ils bénissaient une seconde fois les églises. Un jour que Drogon se trouvait à Fulda *, il s'entretint de toutes ces questions avec Tabbé Rhaban Maur ; et, à sa prière, celui-ci écrivit, sous forme de lettre à Drogon, un véritable traité en faveur des chorévêques, s'élevant contre la manière d'agir des évêques occidentaux ^. Ce traité ^ n'empêcha point la décadence de cette institution : les chorévêques furent condamnés, quelque temps plus tard, par un synode tenu à Metz même ^ et ils disparurent peu à peu.

Drogon, tout en s'occupant des intérêts généraux de Téglise chrétienne, était attentif à tout ce qui se passait en son diocèse. Sans doute, il était souvent absent et laissait aux chorévêques le soin de remplir les fonctions pastorales ; sans doute encore il affectait parfois à des aiFaires temporelles les revenus de son évêché et de ses abbayes ^ ; mais, tout compte fait, l'église messine n'eut point à se plaindre de son administration. Depuis 791 jusqu'en 818, le siège de Metz avait été vacant; le pontiGcat de Gundulf qui dura de 818 à 823 avait été assez insignifiant ^ ; à son entrée, on demanda à Drogon « de relever l'église Saint-Etienne et de lui rendre son ancienne prospérité '^ ». La tâche était assez difficile, mais le prélat y réussit. Le siège de Saint-Etienne jeta de nouveau à son époque un éclat très vif que rehaussa la

1. Début de la lettre de Rhaban Maur : Postquam per nos transeanles abislU,.,

2. Nous avons de cette lettre un manuscrit tout à fait contemporain. Bibl. nationale, fonds latin, n<* 2443; ce manuscrit a appartenu au chorévèque Théotmar, ami de Rhaban Maur. Fac-similé dans les Epistolœ karolini a?oi, III, 431. La lettre dans Mansi, XVI, 872 et Epistolœ karolini œvi, L c.

3. Cette lettre a été écrite avant 842, puisqu^à cette date Rhaban Maur devint archevêque de Mayence. L^ouvrage est mentionné par le moine Rodolphe : quorum (opusculorum) unum est de corepiscoporum ordinatione, super quo ad Drugonemarchiepiscopum scripsit librum unum. Miracala sanclorum in Fuldenses ecclesias translaloruniy dans Pertz, Scriptores, XV, 340.

4. Vacuum est atque inane quidquid in summi sacerdotii chorepiscopi egerunt ministcrio. Mansi, XVIII, 80.

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