‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 277 sur 312 · PIERRE DE NOLHAC · texte numérisé non relu

PIERRE DE NOLHAC

terminent le texte dans les éditions. La dernière citation est le mot rapporté par Suétone : Boni pastoris esse tondere pecus^ non deglutire. Pétrarque ajoute : Finge parent in reliquis; quid sanctiuSj aut melius respondisset Augustus?^, Les éditions s*arrétent ici, ce qui termine assez singulièrement une œuvre de cette étendue. Le texte continue dans le manuscrit par le morceau inédit suivant :

Cuius est illud inprimis memorabile quod imitari uoluisse Tyberius reor, cuius enim in poiestate reges erant et terrarum domini, oui parebant Impera tores gentium, qui quidquid ambit Oceanus arbitrio suo temperabat, domini appellationem uelut probrum aliquod atque ignominiam detestatus est. Itaque dum eo ludos inspectante in mimo forte clausula hec occurrisset : 0 dominum equum et bonum, etomnis populus.

Laus Deo.

Malgré sa formule finale, il est évident que le copiste a eu en main un texte inachevé. Sans que je puisse expliquer pourquoi, Pétrarque a gardé le ms. dans cet état, sans y ajouter aucune indication ; je crois du moins devoir faire constater qu'il ne considérait pas son ouvrage comme terminé et que le Tractaius de modestia^ illustré par un seul exemple, était destiné à faire le commencement d'un V* livre.

Le plan du travail se prêtait d'ailleurs parfaitement à une composition indéfinie, et Pétrarque aurait pu ouvrir encore mainte rubrique nouvelle. Conçues sur le modèle du livre de Valère- Maxime, les Res Memorandae sont un recueil d'anecdotes et de biographies réunies dans un but d'enseignement moral. L'humaniste n'a pas craint d'y recueillir, contrairement à ses habitudes, de nombreux souvenirs sur ses contemporains et de mêler aux compilations tirées de l'antiquité, les récits et les témoignages sur son propre temps 2.

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