Tome II
Peintures de Catacombes, Sarcophages, Ambons, Verres dorés, Miniatures, Tombeaux, etc.
Fol. 11. Mosaïque de la façade de la basilique de Sainte- Cécile (D'Agincourt, pi. 18, 16).
Fol. 16. Mosaïque de lare triomphal de la basilique de Saint- Paul hors-les-murs (Manquent, à gauche, les deux bras de saint Paul et à droite, le bras droit de saint Pierre). Les deux animaux évangéliques de gauche ont disparu.
Placidiae pia mens operis decus homne... Gaudet pontificis studio splendere Leonis.
Fol. 17. Même basilique. La mosaïque de Tare de la tribune. Agios Paulus, Agios Petrus, etc.
Fol. 18. La mosaïque de Sainte-Pudentienne.
Fol. 22. Le pape Urbain V. « Come il SS. Pp. Urbano V dette labito alla Congregatione delli Giesuati Tanno 1367. del mese di Giugno ».
Fol. 23. « 0 stupendo miracolo che operô in Madona Teradina dal Monte d. Sca. M^ in Casciano ». Peinture très curieuse.
Fol. 24-26. Peinture de Saint-Laurent hors-les-murs. (D'Agincourt, pi. 99).
Fol. 27. Peintures de Catacombes, Sarcophages, Instruments de martyre, etc.
Fol. 38. Mosaïque de San Martino dai Monti.
Virgo Maria salutalur, stupet, annuit el gravidatur. (D'Agincourt, pi. 105, 5).
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Fol. 41. Mosaïque de Sainte-Marie in Cosmedin à Ravenne (Ciampini, t. II, pi. 23).
Mosaïque de Sainte-Agathe. Cf. fol. 46.
Fol. 42. Saint Sébastien attaché à un poteau. Deux enfants tirent sur lui.
Fol. 43. Mosaïque de la façade de l'ancien Latran. Le pape revêtu des ornements pontificaux. Cf. t. I, fol. 91.
Fol. 61. Mosaïque de la basilique de Saint-André in Barbara (?). (Ciampini, t. I, pi. 25?).
Fol. 62. Charlemagne. Mosaïque du Triclinium du Latran. — Basilique de Sainte-Suzanne.
Fol. 64. Mosaïque absidale de Saint-André in Barbara. Le Christ et six apiôtres ; des deux derniers de gauche, il ne subsiste que les têtes.
Fol. 78. Id. Le Christ et deux des apôtres de gauche. « Salus totius generis humani. » (Ciampini, t. I, pi. 77).
Fol. 79. Id. Quatre Apôtres.
Fol. 80. Id. Trois Apôtres.
Fol. 81. Id. Trois Apôtres.
Fol. 82. Mosaïque de l'abside de Sainte-Pudentienné (reproduction très défectueuse).
Fol. 85. « Beatus Urbanus, p.p. V. Sctissimus dnus noster Urbanus, Papa V. » Tous deux assis, trônant; les tiares différent; lune porte des gemmes, Tautre des couronnes.
Fol. 87. (( Ses Gelasius pp. II, etc. Scus Urbanus, pp. II. »
Fol. 88. Mosaïque de la basilique de Saint-Marc à Rome.
Id. Mosaïques de Tare des SS. Nérée et Achillée.
Fol. 90. Mosaïque de Tare triomphal de Sainte-Praxède (côté droit).
Fol. 92. « Ses Gregoriuspp. Ses Alexanderpp. II », etc.
Fol. 96. Basilique de Sainte-Cécile. Mosaïques du côté droit. La Vierge et des Vieillards.
Fol. 99. Id. Côté gauche.
Les études poursuivies avec plus ou moins de persévérance par les savants dont les noms viennent d'être énumérés trouvèrent leur consécration dans l'imposant monument que l'illustre prélat romain Ciampini (1633-1698), l'auteur des Veierst
Monimenta et du De Sacris jEdificiis éleva aux mosaïques, soit de l'Italie, soit de rAUemagne, soit de TOrient.
Dans révolution de Tarchéologie chrétienne, il est impossible de faire abstraction d'un tel facteur : c'est une des pierres angulaires de l'édifice dont notre génération achève de poser les dernières assises.
Il est fftcheux que de nombreuses inexactitudes déparent les planches insérées dans les deux ouvrages capitaux de Ciampini et, qui pis est, que le style des originaux soit altéré partout.
Citons ici quelques-unes des taches :
Sur la planche 28^ représentant la mosaïque de Saint-Laurent hors-les-murs, c'est saint Laurent qui tient et l'église et la croix et le livre. — Schnaase a répété la même erreur, sans doute parce qu'il aura fait exécuter sa gravure d*après celle de Ciampini.
Les figures de Tare triomphal de Sainte-Praxède sont représentées imberbes et Le pape, incrusté sur la « concha » n'a pas de moustache !
Sur la planche représentant Justinien et sa cour, à Saint- Vital à Ravenne, tous les personnages sont imberbes ! etc.
Après avoir signalé les grands inconvénients qu'il peut y avoir à s'inspirer trop exclusivement du texte et des planches des Vetera Monimenta^ il faut mettre en garde aussi contre les accusations trop passionnées dont leur auteur, par suite d'une réaction facile à comprendre, a été l'objet dans les derniers temps ^ Eu égard à la valeur absolue de son ouvrage et eu égard
1. « Puisque Toccasion se présente, qu^il me soit permis de dire toute ma pensée sur Ciampini. Il est coutumier de semblables distractions; que Ton étudie seulement sa mosaïque de Capoue, et Ton verra qu'il note entre les mains du Père L.ternel un sceptre terminé par une croix, contrairement à la gravure, et qu'il nomme sainte Agnès un personnage que le dessin qualifie de sainte Agathe. Des erreurs analogues fourmillent par centaines dans cet ouvrage mal fait, que la librairie ancienne s*obstine encore à coter à des prix très élevés, sans doute à cause de sa rareté. Qu'on se persuade donc bien, une fois pour toutes, que son texte ne vaut pas mieux que ses dessins. C'est plutôt la faute de son époque, qui n'entendait rien aux choses du moyen âge que la sienne à lui, qui ne manquait ni de bonne volonté ni de sagacité. Mais je ne puis m'cxpliquer que si souvent encore il soit cité comme autorité quand toutes ses assertions sont si contestables et surtout qu'il ait pu fournir la substance des brochures et articles publiés par MM. Parker, Crosnier, Martigny et Barbet de Jouy, pour les mosaïques
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à Tépoque à laquelle il écrivait, il ne mérite pas tant de sévérité. Que Ton pense aux nombreux monuments sauvés par lui de Foubli! Sans lui, il ne resterait pas de vestige des mosaïques de Sainte-Sabine, de la chapelle Saint- Jean au Latran ou du dôme d'Aix-la-Chapelle. Rappelons aussi ses efTorts pour porter la lumière' dans ce thème jusqu'alors si obscur, pour expliquer les sujets, par exemple ceux des mosaïques de Sainte-Marie-Majeure.
Les Vetera Monimenta et le De Sacris Mdificiis sont à peu près tout ce qui nous reste de Ciampini. Ses notes manuscrites paraissent avoir disparu, et Ton ne saurait trop en déplorer la perte. Du moins toutes les recherches que j'ai faites à la Vaticane sont jusqu'ici demeurées stériles. L'espoir qu'avait fait naître en moi un passage d'une lettre d'Estiennot à Mabillon ' a également été déçu.
Le seul de ses manuscrits relatifs à Tarchéologie chrétienne que possède la Vaticane est celui qui contient le dessin, publié par Paciaudi et par M. de Rossi^, de la peinture du Cœlius.
Parmi les lettres adressées à Ciampini je n*ai trouvé, à la Bibliothèque du Vatican, que celles de Gattula qui offrent quelque intérêt pour nous. Elles se rapportent à la mosaïque, aujourd'hui détruite, de la cathédrale de Capoue ^.
Cette étude ne dépassera pas le xvn^ siècle, car désormais les sources manuscrites ne nous offrent plus qu'un faible intérêt. C'est dans les ouvrages imprimés, surtout dans les somptueuses publications de M. de Rossi, que les archéologues de l'avenir
de Rome et de Ravenne. — Un tel engouement et de telles sympathies font reculer nos études de deux siècles ». Mgr Barbier de Montault : Anna,la archéologiques f 1869, p. 296.
1 . « Ciampini. Le palais a pris tous ses manuscrits et ses papiers pour la Bibliothèque Vaticane. » Lettre d'Étiennot à Mabillon. 22 juillet 1698 (Valéry, Correspondance inédite de Mabillon et de Monlfaucon avec VltaUe\ Paris, 1846, t. III, p. 15). — L^auteur d'un article inséré dans VArchivio storico italiano de 1866 (t. III, I'® partie, p. 168) parle de pièces d^archives et de volumes » i quali stanno tuttora neir archivio accompagnati ai monoscritti delle biblioteche Pio, Carpegna, Ciampini e di varie chiese di Roma e formano nella sala detta delle Miscellance un complesso di forse ottomila volumi ».