‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 41 sur 312 · III. — FRANCE (11 comtes · texte numérisé non relu

III. — FRANCE (11 comtes

A. — Neustrie (7).

Angers 1 comte (Theodulfus).

Cambrai 1 » (Wado).

Meaux 2 » (Gundovaldus^ Werpinus).

Paris. * 1 M (Audo).

— 1 » (Eleutherius).

— i » (Berulfus).

B. — Ausirasie (4).

— 1 comte (Conda).

— 1 » (Hilarius).

— i » (Papulus).

— 1 » (Sigoaldus).

Comme on le voit, et comme il fallait s y attendre étant donné le champ d'observation de nos témoins, la majorité des villes sur lesquelles nous sommes renseignés, cest-à-dire 12 sur 20, appartient à TAquitaine, où Grégoire de Tours est né, où luimême et Fortimat ont été évéques. C'est donc principalement ce pays, c'est-à-dire la France au sud de la Loire, qui sera en question dans nos recherches. La Burgondie et la France proprement dites y seront intéressées pour une part beaucoup moindre.

Si maintenant nous examinons notre liste de 54 noms au point de vue de la langue à laquelle ils appartiennent, nous remarquons qu'ils se partagent en latins et germaniques de la manière suivante :

1 . Outre ces vingt villes, Grégoire en mentionne encore trois autres qui avaient des comtes : Vormand [GL Mart, 72) Rouen (//. F., VI, 31, p. 271) et ('hâteaudun. On sait que les Mérovingiens avaient voulu faire de cette dernière, détachée de Chartres, une civilan ; c'est pour cette raison qu'ils y mirent des comtes et qu'ils essayèrent d'y fonder un évêché. (Greg. //, F., Vil, 29). Quant à un comté de Brioude admis par Fauriel, Histoire de la Gaule méridionale, II, p. 129, par Lehuërou, Ilisloire des Institutions mérovingiennes^ p. 324, et par Krusch, S R M, III, p. 664, j'ai montré ailleurs [Revue dWuvergne, sept .-cet. 1 900) qu'il n'a pas existé à cette date. Rien donc n'autorisait Lehuërou à écrire, en s'appuyant sur les deux cas dont nous venons de nous occuper : '• Il y en avait un (un comte) non seulement dans chaque cité comme du temps des empereurs, mais encore dans un grand nombre de ces divisions territoriales de moindre étendue, dont la réunion formait le territoire de la cité, et que Ton nommait des pagi, »

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