‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 54 sur 312 · Acta SS., sept., t. IV, p · texte numérisé non relu

Acta SS., sept., t. IV, p

SAINT CASSIOBORE 41

à la cathédrale de San Marco Argentano K De San Marco on nous a fait savoir, il y a quelques années, qu'on n'y possède plus que quelques-unes de leurs reliques de moindre importance. Les corps auraient été enlevés par Robert Guiscard ou par son fils Roger, et transportés à Venosa. C'est là qu'on prétend les conserver, dans l'église de la Trinité. On les y aurait retrouvés en 1603 et en 1688 -, Il serait long de contrôler toutes ces assertions, et nous n avons pas à nous occuper ici des traditions actuelles des églises de Calabre.

Les anciens martyrologes ne connaissent pas nos martyrs. (^elques compilations de date récente les enregistrent; ainsi, par exemple, les exemplaires de Bruxelles et de Florence du martyrologe d'Usuard •^. Mais il est certain qu'ils dépendent ici des Passions dont nous allons nous occuper. On signale dans quelques synaxaires d'origine italo-grecque le groupe SivaTopoç, Hurropoç, Ka99isB(opou xai Tfjç {Ar^Tpoç (Xutcov AopiiviTaç à la date du ir> ou du 16 juillet *, ou au 10 septembre •''. Nous aurons ailleurs loccasion d'étudier la composition de ces recueils. Il suffit de dire que la mention des martyrs n'a d'autre origine que leur Passion. Nous pouvons donc écarter ici les martyrologes et les calendriers.

Nous ne dirons rien non plus des auteurs modernes que l'on cite pmrfois dans cette question ^\ Eux aussi ne font que répéter ce qu'ils ont appris dans la légende. S'il faut en croire Fiore', autorité quelque peu suspecte, hâtons-nous de le dire, Sirlet mettait nos martyrs au nombre des plus anciens de l'Italie. Il faudrait dire alors que ce savant homme ne les connaissait que

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