THRASYMAQUE
Ce philosophe était de Corinthe, ainsi qu'il résulte d’un texte de Diogène de Laërte que nous allons citer un peu plus bas; et, par conséquent, il ne saurait être confondu avec un Thrasymaque de Chalcédoine, qui fut surnommé le sophiste, et sur la tombe duquel, au rapport de Néoptolème dans Athénée’, se lisait une inscription qui mdiquait sa patrie, πατρὶς Χαλκηδώ.
Thrasymaque de Corinthe fut, au rapport de Diogène de Laërte*, Fun des maîtres de Stilpon, ἀκοῦσαί φασιν αὐτὸν (Στίλπωνα) ἀλλὰ καὶ Θρασυμάχου τοῦ Κορινθίου. Ce même historien ajoute’, d’après Héraclide, que Thrasymaque était le compagnon d’Ichthyas, Θρασυμάχου τοῦ Κορινθίου, ὃς ἦν ἰχθύᾳ γνώριμος, καθά φησιν Ἡρακλείδης. Il résulte de ce dernier texte que Thrasymaque dut être l’un des condisciples d’Ichthyas à l’école d'Euclide.
© Chalcédoine était une ville d’Asie-Mineure, en Bithynie ; elle était située en face de Byzance.
$ LIT, ên Stlp.
» Ibid.
THRASYMAQUE. . LM Or, cette école ayant été fondée, suivant toutes les apparences, en 400 avant notre ère, année qui fut, comme on sait, celle de la mort de Socraie et de la retraite de ses disciples à Mégare, chez Euclide, il s'ensuit que Thrasymaque appar-tient à cette même époque, et que sa vie, comme celle d’Ichthyas, de Pasiclès, et des autres disciples immédiats d’Euclide, dut s’écouler approximativement dans l'intervalle qui sépara la Lxxxix® d'avec la cv° olympiade.