ÉCOLE D'ÉLIS
termina Alcibiade ou Criton à le racheter : Meτεῖχε Σωχράτους, ἕως αὐτὸν λυτρώσασθαι τοὺς περὶ Αλκιδιάδην ἢ Κρίτωνα προύτρεψε". Hésychius, et, après lui, Suidas, rapportent les mêmes circonstances : Evruyov dé Σωκράτει éEnyouuéve (dit Suidas*, qui paraît reproduire ici le texte même d'Hésychius) ἠράσθη τῶν λόγων αὐτοῦ, καὶ αἰτεῖ λύσασθαι " ὃ δὲ πείθει Αλκιθιάδην πρίασθαι αὐτόν. Hiéronyme, dans Diogène de Laërte, dit aussi que Phædon avait été esclave : ἱερόνυμος δ᾽ ἐν τῷ περὶ ἐποχῆς καθαπτόμενος δοῦλον αὐτὸν εἴρηκε *. Aulu-Gelle, tout en tombant d'accord avec Diogène de Laërte, Hésychius et Suidas sur le fait de l'esclavage de notre philosophe , rapporte que ce fut Cébès qui le racheta et en fit son disciple : « Eum Cebes So- « craticus, hortante Socrate, emisse dicitur, ha- « buisseque in philosophiæ disciplinis*. » Sorti donc de l'esclavage et d’une condition plus humiliante encore‘, où l'esclavage l'avait fait tom-
1 Diog. L., 1. IT, in Phæd.
3 Diog. L., 1. II, ên Phæd.
* Noct. attic., 1. I,c. 11.
δ On trouve dans Diogène de Laërte, dans Origène , et dans Suidas, quelques détails relatifs à cette condition :
Diogène de Laërte (1. IT, ir Phæd.) : « Kai ηὐαγκαθη-στῆναι ἐπ᾽ οἰχήματος. »
Origène (1. 1, contra Celsum): « Ei δ᾽ ἐπὶ τῷ προτέρῳ βίῳ ὀνειδίζειν μέλλομεν τοῖς μεταδαλοῦσιν, ὥρα καὶ Φαίδωνος
PHÆDON. 178
ber, Phædon devint le disciple de Socrate d'abord, puis de Cébès peut-être, ainsi que le veut Aulu-Gelle, et finit par élever à Élis, sa patrie, une école de philosophie. Il y eut pour disciples Plistane d’Élis, ainsi que le rapporte Diogène de Laërte', διάδοχος δ᾽ αὐτοῦ Πλείστανος Ἡλεῖος, et aussi OEchipylle et Moschus, ainsi qu'il résulte du témoignage du même historien * :
Αἰχιπύλῳ καὶ Μόσχῳ τοῖς ἀπὸ Φαίδωνος, enfin, 45clépiade de Phliasie et Ménédème d’Érétrie, ainsi qu'il résulte du passage suivant de Diogène de Laërte en sa biographie de Ménédème : « Ασκληπιάδου δὲ τοῦ Φλιασίου περισπάσαντος αὐτόν, ἐγένετο (Μενεδήμος ) ἐν Μεγάροις παρὰ Στίλπωνα, οὗπερ ἀμφότεροι διήκουσαν ὃ. » Ce fut cette même école, dite d’abord école d’Élis, qui fut plus tard appelée école d’Érétrie, du nom du lieu où elle fut transférée par Ménédème, Ἡλείακοι προσήγορεύοντο᾽ ἀπὸ δὲ Μενεδήμου Ἐρετριακοί *. Ce témoignage est
Suidas (V. Φαίδων) : « Τοῦτον συνέδθη πρῶτον αἰχμάλωτον ὑπὸ ἰνδῶν (Deycks propase ληστῶν) ληφθῆναι. Εἶτα πραθεὶς πορνοδοσχῷ τινι, προέστη: ὑπ’ αὑτοῦ πρὸς ἐταίρισιν ἐν ἀθήναις. »
1 L. Il,ir Phæd.
2 L. 11,in Menedem.
3 Diog. L., 1. IT, ir Menedem.
* Diog. L., 1. IT, in Phæd.