DU TRADUCTEUR
Il y a quelques années ^ que Dugald- Stewart publia en tête du supplément à FEncyclopédie britannique^ un long discours qui contenait une exposition à-peuprès complète de l'histoire de la philosophie moderne, depuis la renaissance des lettres.
Celte production remarquable du dernier représentant de TÉcole Écossaise^ fut traduite par M. Buchon , sous le titre à' Histoire abrégée des sciences métaphysiques , morales et politiques ( i ) y et cet ouvrage est aujourd'hui si bien connu de ceux qui s'intéressent aux progrès des scien-
(i) Paris 1830 y 3 vol. in* 8% chez A. Johauneau.
ij AVERTISSEMENT
ces philosophiques y que nous sommes dispensé d'en faire connaitre Tesprit et d'en retracer le plan.
Le discours de Dugald-Stewart était à peine connu en Angleterre, que M. Mackinlosh, dont les principes et les doctrines touchent de si près à ceux des philosophes Écossais, publia, dans XEdinhurgh reçiew j deux essais critiques, qui , au moment où ils parurent, fixèrent l'attention des amis de la philosophie. Â l'occasion de l'important ouvrage de madame de Staël , intitulé De F Allemagne ; il avait inséré dans le même recueil, une analyse critique que nous n'avons pas hésité à joindre aux deux autres , bien qu'elle semble ne se rattacher à la philosophie que d'une manière indirecte : nous en dirons plus loin les motifs. Ce sont ces trois Essais que nous avons réunis sous le titre de Mélanges Philoaophiques , et dont nous publions la tra-