ADIEUX
Trop tôt je t'abandonne, et ma barque légère, Ne cédant qu'à regret aux volontés du sort. Va se livrer aux flots d'une mer étrangère, Sans gouvernail et loin du bord.
O vous dont les leçons, les soins et la tendresse Guidaient mes faibles pas au sentier des vertus, Aimaljles sectateurs d'une aimaljle sagesse. Bientôt je ne vous verrai plus !
Non, vous ne pourrez plus condescendre et sourire A ces plaisirs si purs, pleins d'innocens appas ; Sous le poids des chagrins si mon ame soupire, Vous ne la consolerez pas !
En butte aux passions, au fort de la tourmente. Si leur fougue un instant m'écartait de vos lois, Puisse au fond de mon cœur votre image vivante Me tenir lieu de votre voix !
Qu'elle allume en mon cœur un remords salutairi ! Qu'elle fasse couler les pleurs du repentir !