BONVAL, ELMIRE
Elmire.
Cher papa 1 vous ne savez pas l'étrange nouvelle !
ERREUR n'est PAS COMPTE 293
BONVAL
Oh ! tout est étrange ici ! et le diable nous tomberait du ciel en costume de chérubin que je n'en serais pas étonné.
Elmire.
Eh bien ! c'est à peu prés cela qui nous arrive.
BONVAL
Qu'est-ce que tu veux dire encore ?
Ce pauvre monsieur Edouard que j'ai tant injurié tout a l'heure...
BONVAL
Ah ! ton Edouard, ne m'en parle pas, ce n'est ni plus ni moins qu'un imposteur.
Elmire.
Un imposteur !
BoNVAL.
Oui, un imposteur qui ne remettra plus les pieds dans ma maison.
Elmire.
Vous l'avez congédié !
Bon VAL.
N'a-t-il pas eu l'effronterie de me soutenir qu'il n'est pas venu ici ce matin !
Elmire. .
Mais il vous a dit la pure vérité ; celui qui s'est présenté ici ce matin n'est pas M. Edouard.
BoNVAL.
En voil3 encore une bonne ! Je voudrais bien savoir qui cela pourrait être alors.
Elmire.
C'était son frère Georges.
Bon VAL.
Allons donc ! allons donc 1 son frère Georges qui est aux antipodes.
El. MIRE.
Il y était, mais il en est revenu et c'est lui que nous avons reçu.
BONVAL
Impossible. Edouard, qui sort d'ici, n'en savait rien.
Elmire.
Précisément, nous avons eu l'honneur de sa première visite... pour des raisons à vous connues.
Bonval.
Serait-il bien vrai !
Elmire.
J'en ai la preuve certaine.
Bonval.
Mais c'est inconcevable ! C'est terrible ! Ah ! le scélérat ! le Dandit ! Et ce pauvre Edouard !... et mes pauvres cinq cents piastres !... Ouf ! je n'y tiens plus. (Se dirigeant vers la porte.) Vite mon paletot ! ma canne ! mon chapeau ! mon parapluie, mes...
Elmire.
Qu'allez-vous donc faire, mon père ?
Bonval.
Je vais mettre toute la police à sa poursuite...
i^Il se rencontre face à face avec Georges qui entre.)
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