‹ Melanges poetiques et litteraires. --Chapitre 115 sur 139 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les mêmes. DOMINIQUE.

Dominique.

Monsieur Edouard Durand demande à parler un instant à M. Bonval.

BoNVAL {se retournant vi^^ement^ .

Hein ! Edouard Durand !

Elmire.

Monsieur Edouard !

Georges {à part).

Je suis pincé !

BONVAL

Tu te trompes, Dominique, M. Edouard Durand est ici.

Georges {à part).

Je crois qu'il est temps de fîler. (// sort.) Dominique a Bonval.

Pardon, monsieur, je vous assure qu'il est là.

Mais alors... {Se retourriant et ne voyant pas Georges.) Ah ! le monstre ! Il nous a encore joués !

Elmire.

Je m'en doutais bien que c'était l'autre,

BONVAL

Miséricorde ! je vais en jjcrdre la tête !

Elmire {fapprocluiiit).

Calmez- vous, mon père, je vous en prie.

BoNVAL (yla repoussant).

Oh, fichez-moi tous la ])aix!... Nous sommes ici dans une caverne de brigands ; tout le monde conspire contre moi dans ma propre maison... je suis volé, ruiné, assassiné...

Elmire.

Mais que vous ai-je donc fait pour que vous me repoussiez ainsi?... ne suis-je pas assez malheureuse?...

BONVAL

Oui, pardonne-moi, Elmire, je n'ai plus ma raison à moi, vois-tu; cette dernière épreuve m'a surmonté... Mon Dieu!... Mon Dieu ! Quand tout ceci va-t-il finir ?...

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