‹ Melanges poetiques et litteraires. --Chapitre 32 sur 139 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

MARIANNE, FAQUINO.

Faquino.

'l'on maître est-il visible, Ma mignonne ?

Marianne {riant aux éclats).

Comment ?...

Faquino.

Que vois- tu de risiblc Dans cette question ?

Marianne,

Ah, monsieur, pour mon goût, Je ne le vois que trop, à toute heure et partout ! Il n'a pas, j'en réponds, l'adresse ni l'envie De se rendre invisible... {Riant.) Oh, jamais de sa vie ! Il faudrait pour cela qu'il fût diable... ou baron.

Faquino.

Ma bonne, tu parais ne pas comprendre.

Marianne.

Non?

Alors, expliquez-vous.

Faquino.

Que veux-tu que j'explique?

Marianne,

Tout ce que vous voudrez, c'est à vous la réplique.

Faquino {à pari).

Pas timide, l'enfant !

(Haut.)

Mais je voudrais savoir Si ton maître est bien seul et si l'on peut le voir,

Marianne,

Ah, c'est une autre affaire !... Alors veuillez attendre. Je cours le prévenir...

{A part.)

On ne peut le comprendre Daîis son vilain jargon !...

{E/te sort.)

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