‹ Mélanges poétiques & littérairesChapitre 87 sur 120 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Madame LIZARD, EDITH.

EDITH

Au travail! C'est bien le moment! (Furetant.) Que faisaitil donc ?

212 PHILOPHONE

MADAME LIZARD

Que t'importe ? Encore un coup, petite folle, un peu plus de tenue siérait mieux à ton âge. Je souscris volontiers au sentiment que Luc a fait naître, à son insu, dans ton cœur et je serais heureuse de pouvoir, un jour, l'appeler mon fils. Il le mérite à tous égards. Mais, si c'est ainsi que tu penses conquérir cet homme sérieux pour mari !

EDITH, sérieuse et à part.

Le papillon se brûle à la flamme. (Haut et riant.) Baste ! l'amour cherche les contrastes. {Continuant à fureter.) Il m'importe beaucoup, maman, de savoir ce que fait Luc. Qu'est-ce que tout cela? Des piles, des flacons, des plans... Tiens! L'Amoureux timide! Une perle dans un ...

MADAME LIZARD, sur uu tou sévère.

Ma fille!

EDITH, avec un sérieux comique.

Oh! pardon. Madame mère! {Reprenant sa pétulance et brandissant la brochure.) Ah ! ce coquin de Luc, il y tient ! Utile dulci, comme disait Monsieur Eudoxe, notre ancien professeur.

MADAME LIZARD, avec désespoir .

Enfant terrible !

(Luc Drian entre. Il est en costume d'intérieur élégant et soigné.)

Page 1