‹ Mélanges scientifiques et littéraires (volume 2)Chapitre 31 sur 86 · LA GRANDE-PINTE · texte numérisé non relu

LA GRANDE-PINTE

Nature du sol. • — La vallée de Fécan a très peu d'étendue ; elle est fertile et cultivée en jardins. On les arrose avec de l'eau de puits qu'on y a creusés et beaucoup multipliés. L'eau n'est qu'à 10, 12 ou 15 pieds de profondeur. Ceux qu'on nettoie avec soin fournissent une eau bonne à boire.

Au midi de cette vallée, vers le grand chemin, on retire un sablon très fin qui ne fait point effervescence avec les acides. Les faïenciers l'emploient pour la fabrication de leur faïence. Ils le payent 3 livres la voie sur les lieux, ou 4 livres 10 sols lorsqu'on le porte chez eux.

Le terrain à découvert présente :

De terre végétale 1 pied 3 pouces.

De terre mêlée de sablon 3 —

De sablon tin 12 —

16 pieds 3 pouces.

On trouve au-dessous du sablon une argile blanchâtre faisant effervescence avec les acides et une pierre calcaire inégale, grossière et de mauvaise qualité. La direction de ces couches est légèrement inclinée au nord.

l'agriculture des environs de paris en 4786. 225

On retire ce sablon à divers endroits de ce coteau. Celui qui se trouve au nord de la vallée présente :

De terre végétale rougeâtre 2 pieds.

De terre jaunâtre mélangée de sablon 3 —

De sablon fin 6 —

11 pieds.

L'inclinaison de ces couches au nord est peu sensible.

Productions. — Tout ce petit coteau au nord de la Grande-Pinte est léger et sablonneux. On y voit beaucoup de petits cailloux siliceux ; il est planté de vignes et de quelques abricotiers. On cultive dans les jardins de la petite vallée de Fécan les choux, le céleri, le persil, les épinards, les oignons, échalottes, poireaux, la mâche, etc. , etc.

On a beaucoup semé, vers le milieu du mois de février, des graines de laitue, de radis, etc. Le prunier y est abondant.

Pour garantir ces plantes du gibier, on a construit des, haies en bois, en paille et en sarmens de vigne.

GONFLANS.

Production de ses terres. — Les terres au-dessus du grand chemin sont légères, sablonneuses; il n'y a point de vignes ; on y sème du seigle et de l'avoine, des pois ; on y cultive la chicorée sauvage et l'asperge.

Culture de la chicorée. — On laboure la terre pendant l'hiver, on la bêche ensuite et on sème en avril très dru. Les plantes lèvent au bout de quinze à vingt jours et poussent quelques feuilles, mais ne fleurissent pas de

tout l'été. Dès le mois de décembre de la même année et pendant tout l'hiver, on retire ces plantes avec leurs racines par le moyen d'une fourche qui tient lieu de pioche, on secoue la terre, on coupe les feuilles, on met les racines en bottes, on les place dans des caves sur une couche de fumier et on les recouvre. On les arrose ensuite soigneusement tous les jours pendant quelque tems. Quinze ou vingt jours, plus ou moins, suivant le degré de chaleur de la cave, suffisent ordinairement pour leur faire pousser des feuilles longues, menues, tendres et blanchâtres ; on les vend à Paris en hiver pour les manger en salade, et la racine sert quelquefois à des usages médicinaux.

Nature du sol. — Sous le grand chemin, vers Conflans, on aperçoit dans une fosse, au-dessous de la terre végétale, une terre rougeâtre dont l'épaisseur de la couche n'est pas connue.

Vers la rivière, auprès du village, on trouve :

De terre végétale blanchâtre calcaire... 10 pouces.

De terre plus blanche, crayeuse 2 pieds

De terre argileuse mêlée avec beaucoup de terre calcaire 1 —

3 pieds 10 pouces.

L'épaisseur de la dernière couche n'est pas connue.

Observations particulières. — J'ai trouvé le 20 février, au nord de Fécan, quelques plantes fleuries. Ces espèces sont :

Veronica hederifolia, Linné. Espèce de Véronique.

Alsine média, — La Morgeline.

Tlaspi arvense, — Espèce de bourse à

berger.

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Échantillons déposés à l'École vétérinaire.

N0' 1 . Terre végétale prise vers la Seine. Fait effervescence avec les acides.

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