PARE Y
Exposition générale. — Le territoire de Parey est borné : au levant, par ceux d'Atis, de Villeneuve-le- Roy et d'Orly; au nord, par celui de Rungis ; au midi, par celui de Morangis et celui d'Atis, et, au couchant, par celui de Wissous. Il est entièrement en plaine. Sa surface est plate et unie, et ne présente ni élévations ni inégalités. La route de Fontainebleau passe à l'extrémité de ce territoire et le sépare de ceux de Villeneuve-le-Roy et d'Orly.
Qualité des terres. — Les terres de cette paroisse sont partout d'une bonne qualité ; elles sont très fortes et très profondes ; elles contiennent beaucoup de terreau, de terre argileuse et de sablon quartzeux et siliceux très fin ; elles sont très fertiles dans la plaine de Coutin; au midi de Parey et clans toute la partie qui avoisine les territoires de Morangis et de Wissous, elles sont un peu plus sablonneuses, et un peu moins bonnes vers le bois de Mal-Abri, la Croix-Blanche, les Osiers et tout le long de la route de Fontainebleau. Ces terres profondes souffrent beaucoup moins que d'autres de la sécheresse et de la trop grande humidité. Les eaux de pluie, quelque abondantes qu'elles soient, ne séjournent pas à leur surface, mais pénètrent dans l'intérieur de la terre, et les plantes qui y croissent, ayant leurs racines plus profondes, ont bien moins à souffrir de la sécheresse.
Minéralogie. — Le territoire de Parey ne présente point d'excavations assez profondes qui puissent faire reconnaître la nature des terres à une grande profondeur ; on voit seulement quelques fossés qui présentent :
Terre végétale 1 pied .
Terre sablonneuse argileuse semblable à la supérieure 4 —
Terre franche 3 —
8 pieds.
Productions. — La plaine de Parey est très uniforme et très nue : on n'y voit ni vignes ni arbres fruitiers; il n'y a point d'autres arbres que ceux qui bordent les chemins ou qui ferment les remises. On y trouve très peu de prairies artificielles en luzerne ; ces terres sont employées seulement à la culture des grains; on y sème beaucoup de blé, d'avoine, d'orge, de pois, de haricots, de fèves de marais et très peu de seigle. La plupart des particuliers ou fermiers laissent très peu de terres en jachère, mais les sèment alternativement en blé et en avoine. Quelques-uns n'y sèment du blé que de trois ans en trois ans ; la première année est destinée au blé; la seconde à l'avoine, et la troisième aux pois. Ils ont l'attention de mettre des engrais l'année où ils y sèment du blé.
l'agriculture des environs de paris en 1786. 341