ANTOINE PASSY. XIII
borisations, à la suite desquelles il publia, en mai 1814, sous la surveillance du professeur Dekin, un ouvrage intitulé Florula Bruxellensis, seu Catalogus plantarum circa Bruxellas sponte ?mscentium, résumé des travaux de l'association dont il faisait partie. Dans la préface, iî a posé les bases des rapports qui existent entre la végétation et la nature géologique du sol; il a été le premier à appeler sur ce point important l'attention des naturalistes, en classant les terrains des environs de Bruxelles suivant les notions que la science fournissait alors. Depuis, elle s'est enrichie de découvertes rapides et imprévues; elle a marché à pas de géant et étendu sans relâche ses horizons. De si merveilleux progrès ne doivent pas, néanmoins, nous faire méconnaître la valeur de ses humbles commencements dans lesquels Antoine Passy peut revendiquer une part honorable. D'un autre côté, on voit, par ce livre, quel était son attachement pour « la science aimable » qu'il cultivait avec tant d'ardeur, et quelle était son admiration pour la contrée pittoresque qu'il explorait avec délices. On y remarque surtout ce sentiment de sérénité, si souvent exprimé par les botanistes, mais rarement avec plus de bonheur et d'à-propos. (( Cet opuscule, dit-il, à la fin des notions préliminaires, « a été pour nous, pendant ces derniers mois, un délas- « sèment et une utile distraction. Maintenant que tout « semble tendre à la paix générale, objet de tant de « vœux, il va être permis aux botanistes de reprendre « leurs travaux interrompus. Si l'un d'eux veut retrou- « ver, à l'aide de ces pages, les plantes qui y sont men- « tionnées, nous lui souhaitons autant de plaisir que « nous en avons éprouvé nous-même à les découvrir. » Telle était la vie, tels étaient les plaisirs de la jeunesse