‹ Mélanges sur les beaux-artsChapitre 15 sur 46 · OBSERVATIONS SUR LES PLAFONDS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LES PLAFONDS

gréable : aussi est -ce moins la règle et le compas qui le doivent diriger dans son opération , qu’un goût naturel, un œil exercé à ces sortes de travaux et très-familiarisé avec la perspective.

D’après ces considérations , je pense que pour réussir complètement dans ce genre, il faut que celui qui s’y destine réunisse à une riche et riante imagination, la science de la perspective, un dessin pur, une couleur vraie, brillante , et un pinceau suave et moelleux. Cette réunion de talens, difficile à rencontrer, est cause que fort peu de peintres ont excellé dans l’art de peindre les plafonds. Le Corrège, Lanfranc , le Baccio et quelques autres, en Italie, s’y sont particulièrement distingués , l’un par son faire large et gracieux , l’autre par sa grande facilité , et le dernier enfin, par la fécondité de son imagination et l’harmonie de son exécution. Lafosse est celui des peintres français qui, dans le commencement du dix-huitième siècle , a rivalisé ces grands maîtres avec le plus de succès : sa coupole des Invalides est à-peuprès le seul grand ouvrage en ce genre qui puisse être comparé à leurs chefs-d’œuvre.

DE L’iNFLUENCE DES BEAUX-ARTS , ETC. 1 99

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