IV PRÉFACE
ment de faire représenter Le Vaisseau fantôme, qu'il trouve peut-être, comme nous l'indiquons dans notre seconde étude, l'idée première du livret des Maîtres chanteurs.
L'explication spécieuse qu'il donne de ses jugements contradictoires sur l'œuvre de Meyerbeer laisse percer sa sourde 1rritation, son inconsciente jalousie, si lon veut, à l'égard d'un compatriote illustre qui, plus heureux, a triomphé maintes fois dans ce Paris où lui ne pouvait alors réussir à se faire jouer. Enfin, lorsqu'après l'échec outrageant de Tannhäuser à l'Opéra, à se heurte, dans sa patrie même, aux railleries, à l'opposition systématique d'adversaires que la représentation de Tristan et Iseult #’a pas désarmés, bien au contraire, c’est, le croirait-on, en France qu'il songe un instant à chercher l'asile, la «retraite absolue» à la-
quelle il aspire.