DE LANGRES
u monde sont comprises en sa main. » Et si l'on veut remarquer que la main de l'homme déployée, offre quatorze phalanges distinctes autour d'une aire ou table rase qui peut se doubler par la flexion, et que toutes les notions actives et positives qu'on trouve à propos d'attacher à ces divisions, sont susceptibles d'être transportées au passif et au négatif, en les faisant passer de la droite à la gauche, on conviendra que cette chirotechnie est le nec plus ultra de la mnémonique. Tous les hommes savent compter par leurs doigts , et toutes les idées peuvent se classer comme les nombres. Observons en passant, non que le système décimal, composé sur le nombre des doigts de l'homme , est la plus naturelle des arithmétiques (une telle proposition est trop universellement reconnue, pour cpi'il soit nécessaire de la rappeler) , mais que l'arithmétique duodécimale ou le calcul par douzaine, étoit formé très naturellement aussi du nombre des phalanges des quatre grands doigts du métacarpe. Je ne crois pas qu'aucun peuple ait outre-passé cet étalon numéral.
U ne mancjne donc rien au rudiment de Saint- Gir pour exciter vivement l'intérêt d'un amateur. Ce n'est du moins pas la rareté. Je n'ai jamais ni vu, ni entendu citer un autre exemplaire.
Le Dialogue de Saint-Gir me rappelle un autre ouvrage du même genre, qui n'est guère moins rare, qui ne manque pas d'intérêt, et qui offre