‹ Méléagre de GadaraChapitre 155 sur 190 · AP. IV, I, 53 AP. XII · texte numérisé non relu

AP. IV, I, 53 AP. XII

/i. AP. XII, 57 :

rencontrent au second pied de l'hexamètre » . Le voisinage de la césure forte associait plus étroitement les mots. D'ailleurs, à cette place le spondée paraissait élégant^ et les exigences de la prosodie fléchissaient devant celles de la métrique ^.

Pour la composition du temps fort, les versificateurs prenaient moins de peine. Méléagre allonge non seulement des articles, mais des pronoms, des substantifs, des prépositions et des adverbes ^. Il les place de préférence au second ou au quatrième pied de l'hexamètre; au second, au quatrième ou au cinquième du pentamètre ^. On voit aisément pourquoi. A la sémiquinaire ces valeurs indécises ne produisent pas un bon effet : la

1. Les trois épigrammes que je viens d'énumérer furent écrites de très bonne heure, pour Timo, Heraclite et Myiscus.

2. Gallimaque a les mêmes scrupules que Méléagre (cf. les relevés de Beneke dans sa thèse De arte metrita Callimachi, Strasbourg, 1880, p. 43). Épigrammes : thésis du premier spondée, o; du second, 2 ; du troisième, i; du quatrième, i. Si l'on examine tous les hexamètres de Gallimaque, les résultats sont encore plus précis : thésis du premier spondée, 1; du deuxième, 30; du troisième, 9; du quatrième, 11.

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