‹ Méliador (volume 2)Chapitre 12 sur 28 · LES MANUSCRITS DE MEUADOR XLV · texte numérisé non relu

LES MANUSCRITS DE MEUADOR XLV

sidor an II aux archives du domaine nationale du département de Paris *, ont reçu depuis aux Archives nationales la cote T* 201, n'» 65 et 67.

Ces fragments consistent donc en deux feuillets doubles, provenant évidemment de deux cahiers différents. Leur emploi à titre de couverture les a exposés à toutes sortes d'outrages, de sorte que le déchiffrement n'en est ni très complet ni très sûr. Nous en avons publié le texte en 1891 dans la Romania ' et nous pensions pouvoir utiliser sans difficulté aucune les trois premiers dans la présente édition de Meliador; mais la différence est telle entre le texte de ces trois feuillets et les parties correspondantes de B que nous en avons dû reproduire d'importants morceaux à la fin de nos tomes II. et III. On trouvera également dans l'appendice de notre troisième volume le texte du quatrième fragment qui, suivant toute apparence, appartenait à l'un des épisodes postérieurs au mariage de Meliador et qui, conséquemment, n'existait plus dans le manuscrit B.

B porte aujourd'hui le n** 12557 du fonds français de la Bibliothèque nationale (olim supplément français, n* 1 09). Indiqué dans les catalogues manuscrits de cet important dépôt sous le titre inexact de

1. Ces faits résultent des documents contenus dans le carton T 1610 (inventaire C 54) des Archives nationales.

2. Tome XX, p. 403-416 (article intitulé ; Un fragment retrouvé du Meliador de Froissart),

LES BIÂNUSCRITS DE MEUADOR XLVII

encore été jngé digne de recevoir celle qui le protège aujourd'hui \

Le manuscrit de la Bibliothèque nationale, qui semble être entré dans cet établissement vers la fin dû dernier siècle, ne porte aucun signe de nature à mettre sur la voie de son origine. Il n'y a point lieu de supposer qu'il provienne de la librairie des ducs de Bourgogne et qu'il ait été apporté de Bruxelles, soit après la prise de cette ville en 1 746, soit encore en suite de la campagne de Belgique, de 1 792 : ni les inventaires du xv* siècle publiés par Barrois *, ni le catalogue de la bibliothèque de Bourgogne rédigé en 1 568 par ordre du roi Philippe II ' ne mentionnent en eflFet d'exemplaire de Meliador.

Dès lors^ si Pon considère que les copies et particulièrement les belles copies d'un poèmç aussi considérable et si peu connu n'ont pas dû être très nombreuses, il ne sera peut être pas trop téméraire de Supposer que le n** 12557 ^^ fonds français n'est autre que le 'manuscrit de Meliador qui faisait partie de la librairie du duc Charles

I. Durant tËé. temps, la preicniàre page étant devenue d'un déchiffi*ement assez difficile et l'emploi de réactifs n'ayant point donné nn nésultat suffisamment appréciable, quelqu'un s'est aviséde raviver les caractères en^ y repassant de l'encre, mais l'opérateur a< été assez inhabile pour transformer en Eschec le mot Escoche du neuvième vers.

a. Dans sa Bibliothèque protypographique, Paris, i83o, in-4*.

3. Ce catalogue est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale. Cinq Cents de Colbert, sous le n* i3o.

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