‹ Méliador (volume 2)Chapitre 14 sur 28 · LES MANUSCRITS DE MEUADOR · texte numérisé non relu

LES MANUSCRITS DE MEUADOR

Sont la ensus dedens ce bois, Agravains, et Bruns et Yewains Et le bon chevalier Gauwains.

Et des dames y est Helainne Et de Vregi la chastelainne, Genoivre, Yseut et belle Hero, Polyzena et dame Equo ; Et Medée, qui tient Jason, Vois tu la dessous ce buisson.

Tous sont en esbas en ces lieus.

Dont souverains est li douls dieus, D'amours 11 mestres et li sires; Ses royalmes et ses empires S'estent par tout celle contrée.

Moult près de ci est li entrée Dou paradis a mon seignour Ou il a son certain séjour '. »

Il semble donc bien que Froissait ait publié deux éditions successives de MeliadoVy et cela ne doit guère nous surprendre de la part d'un auteur qui, séduit surtout par le plaisir d'écrire, a remanié jusqu^à deux fois le premier livre de ses Chroniques. Le roman du Chevalier au Soleil d'Or aurait donc été tout d'abord rimé par lui peu après 1 365 ^

I. Œuvres de Froissart, édition de rÂcadémie royale de Belgique, t. I*' des Poésies, pp. 29-30.

3. Le poème de Meîiador ne peut ôtre antérieur à i365, car le sujet semble en avoir été inspiré à Froissart par le voyage qu'il fit, cette année même, en Ecosse et particulièrement par son séjour à Stirling (voir plus loin, p. lv) ; d'autre part, il ne saurait être de beaucoup postérieur^ puisque sa composition précéda celle du Paradis d'Amour, que connaissait Chaucer et dont le poète anglais a tiré, parait- il, les premiers vers de son

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