‹ Mélodies poétiquesChapitre 2 sur 38 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

la célébrité passeraient pour de simples négligences, mais que des censeurs peu indulgents ne voudront peut-être pas tolérer chez un débutant.

Alors son vers, uniformément majestueux, énonçant toujours en style noble les hautes conceptions qui hantent son âme de poète, fera l'admiration de tous les amateurs de grande et sérieuse poésie.

Je lui conseille de persister à fréquenter les Muses qui semblent le traiter en enfant gâté. Elles l'ont trop bien inspiré dès son début pour ne pas continuer à lui prodiguer le'urs faveurs.

Les poètes ne font pas fortune, en Canada encore moins qu'ailleurs. Ce n'est pas pour s'enrichir que l'on fait des vers. C'est pour répéter aux rares mortels qui se hasardent parfois à nous lire, les belles choses que des voix célestes font entendre à notre âme, et qui s'expriment bien mieux dans le langage des dieux que dans le prosaïque jargon du commerce.

Lorsqu'on peut faire des vers comme ceux de M. Ferland, on a le droit d'être fier de son talent, et c'est un devoir de le cultiver afin de faire partager au public les sentiments qui agitent le cœur, les idées qui bouillonnent dans le cerveau de cette espèce de sensitive vulgairement connue sous le nom de poète.

Rémi Tremblay.

VERS L'IDÉAL

VERS L'IDEAL

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