‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 26 sur 103 · SOUPÇON INJUSTE · texte numérisé non relu

SOUPÇON INJUSTE

L*aube n*esl pas levée encore, Où courez-vous, le front riant?

A liez- vous remplacer l'aurore , Vieille concierge d'Orient ?

Et, dans un élan qui vous pose Sur la cime du mont vermeil.

Avec vos jolis doigts de rose Ouvrir les portes du soleil ?

Quel souci vague ou quelle idée, Ou quel songe au réveil soudain, Fleur vivante, vous a guidée Vers les sœurs de votre jardin ?

Tibur, 1834

Tout dort dans la villa de marbre :

Le ruisseau pur dort dans les prés.

L'oiseau sous les feuilles de Tarbro, La cigale sur le cyprès.

— Je vais, bien avant la lumière.

Là-bas, aux bords de FAnio, Rendre visite à la cbaumiére Du bon vieillard Antonio.

J*ai su qu'il était en souffrance:

Quand la nuit couvrait l'horizon 11 aura rêvé l'espérance, Je veux que son rêve ait raison.

J'ai là des pièces d'or sans nombre; Me comprenez-vous? — En effet, Deux choses se cachent dans l'ombre Le crime comme le bienfait.

Page 1