‹ Mélodies poétiques (volume 2)Chapitre 78 sur 103 · SUR LE TOMBEAU DE CECILIA METELLA · texte numérisé non relu

SUR LE TOMBEAU DE CECILIA METELLA

G'esl là que tu fus enfermée :

Je ne te retrouve plus là, Ombre de femme tant aimée, poétique Metella !

Ce fut dans Rome un deuil immense Quand tu tombas, fleur de beauté, A Tâge où la femme commence A sentir son cœur agité.

Ton père, qui ne pouvait croire A réternité du néant, Pour éterniser ta mémoire, Fit élever ce monument ,

Et sur ces routes consulaires, Que Rome foulait chaque jour.

De tant de gloires lumulaires Aucune ne valait la tour

Où dormait, comme au gynécée?

La jeune fille que le sort.

Un beau matin, avait placée Sous la froide main de la mort !

De cette merveilleuse tombe, Chère à Tempereur Adrien, Chaque jour une pierre tombe ; Demain il n'en restera rien.

Oh ! les ravageurs sont infâmes, Ce sont bien les fils de Tenfer !

Même sur les tombeaux des femmes, Ils plongent leurs griffes de fer !

N'élevons plus de mausolée Pour le sot orgueil des vivants ; Que toute morte soit brûlée, Et jetons ses cendres aux vents!

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