‹ Mélodies poétiquesChapitre 42 sur 122 · LE DIMANCHE · texte numérisé non relu

LE DIMANCHE

Gênes, 1854

Oh ! je n*aime pas le dimanche

Quand je suis seul ; Le ciel est noir et la mer blanche

Gomme un linceul.

J'étais sur la plage lointaine,

Triste et flottant , Cette plage napolitaine

Que j'aime tant !

J'étais sur la haute colline,

Bien loin d'ici, Pareille à sa sœur qui s'inclino

Sur Portici !

Et la mer disait â la grève

Son chant si doux.

Et mon esprit, qui toujours rêve,

Songeait à vous.

Alors j'ai quitté bois et plage,

"Vallon charmant.

Tapis de fleurs, joli village Au bois dormant.

Et le beau pin que rien n*égale,

Arbre enchanté, Où chante à midi la cigale,

Oiseau d'été.

D'être seul ennuyé sans doute,

Et malheureux, De la ville j'ai pris la route

Pour être deux.

Le ciel était noir, la mer blanche

Gomme un linceul , Rien n'est changé ; c'est un dimanche !

J'arrive seuil

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