IMITE D'HORACE
Maître d'une maison dorée, Un jour tu'quitteras ces lieux.
Ta maison, ta femme adorée.
Doux plaisir de Thomme oublieux.
Ces beaux arbres que ta main plante, Sans toi, verront bien des bivers.
Tes ans sont courts, leur vie est lente; Tu vieilliras, ils seront verts.
Sur ton cercueil que la mort plombe, Us te feront tous leurs adieux, Nul ne te suivra dans la tombe.
Hormis le cyprès odieux !
DANS LA RIJK
U est un astre saint qui se lève dans Tombre Et qui verse la joie au fond d*un cœur aimant. Astre qui luit encor lorsque le ciel est sombre. Et que Dieu n*a pas mis au front du firmament ;
G*est ta main qui l'allume^ ô femme tant aimée ! Et, quand je Taperçois au milieu de la nuit.
Cet astre, seul espoir d'une attente charmée. Le firmament s'éteint, ta seule étoile luit.
Plus d'étoiles au ciel quand ta lumière brille, C'est l'éclipsé du Sud et du Septentrion ; Et les pléiades d*or, radieuse famille, Se voilent du brouillard que leur jette Orion.
Alors, qu aî-je besoin qu'un cîel serein m'éclaire, Quand ton soleil des nuits vient éclairer mes pas? Je vois à ton balcon mon étoile polaire.
Ce phare de l'amour qui ne me trompe pas I
Ces vers, je les ai faits, une nuit, dans un rêve, Lorsque je m'endormis dans l'horizon lointain, Rêve d'or qui s'éteint quand le soleil se lève, Nuage qui se mêle aux vapeurs du matin !