‹ Mélodies poétiquesChapitre 84 sur 122 · PHARE · texte numérisé non relu

PHARE

Il est à rhorizon une tour qui se lève

Sur une île, un écueil, pleins d'une humide grève.

Incessamment battus par le vent et les flots;

Un homme est là, tranquille au milieu des orages,

D*un œil indiflerent il assiste aux naufrages.

Et voit du haut des mâts tomber les matelots.

Il est sur la colline un couvent, doux asile. Où Tâme qui gémit avec bonheur s'exile, Et, calme, voit passer le monde et ses douleurs ; Planant sur les cités, c'est bien là que le sage Voit en pitié la foule et donne à son visage Un sourire éternel sur l'océan des pleurs !

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