PREFACE
Je viens de parcourir une partie des A/é/odies Ppéligues qui composent ce volume, cette lecture m'a procuré de bien douces émotions.
Ce que je viens de dire là me dispense d'ajouter que le souffle poétique anime les pages rythmées de ce charmant recueil de poésies.
M. Ferland est dans sa vingtième année. C’est l’âge des chauds enthousiasmes et des sentimentales illusions si favorables à l’éclosion du talent poétique. Mais il a encore mieux que cela. Ses vers sont parfois d’une ampleur et ses envolées d’une envergure qui dénotent chez lui un talent sérieux mûr: avant l’âge.
Bien entendu, son ouvrage n'est pas un chef-d'œuvre. La forme du vers laisse parfois quelque peu à désirer, Ce ne sont pas précisément des fautes contre les règles de la versification ; mais on trouve, rarement par bonheur, dans son livre, certains vers qui déparent le reste.
Nul doute que, lorsque son goût aura été épuré
par l’expérience, il évitera avec soin ces fautes légè-
res €t peu nombreuses qui, chez les poètes arrivés à