‹ MélusineChapitre 101 sur 235 · M. Je sais un cabinet qui a trois ouvertures · texte numérisé non relu

M. Je sais un cabinet qui a trois ouvertures

Ceux qui y sont de chaque côté font triste figure ,

Celui qui est au milieu n'y est pas sans murmurer?

— Un confessionnal.

32. St-D. Celui qui le fait ne s'en sert pas, Celui qui s'en sert ne le voit pas?

— Un cercueil. (E. R., 279.)

Devinailles en patois.

Quelques lecteurs, s'ils n'étaient avertis, seraient blessés de voir dans les énigmes qui suivent des mots patois diversement écrits alors qu'ils ont une même signification française. Cette diversité s'explique par les changements que certains mots éprouvent en passant d'un lieu à l'autre dans les trois communes auxquelles ces énigmes sont empruntées. A Marines , par exemple, on dira en tel hameau vea, en tel autre, via (chose), quand à Fraisses on dit vio ; à Marlhes , on dit écai et élai (ici et là) , à Saint-Didier, icai et ilai. En revanche, à Saint-Didier, on dit feo (feu) , tandis qu'à Marlhes , on dit fio. A Marlhes, on dit eeu (œuf), tieu (cul), chieuro (chèvre), vieil (vivant), greu (gros) , bieuro (boire); à Saint-Didier et à Fraisses , c'est io , quio , chiora , viou ou vio , gro , biora. Le jamais de Marlhes devient zamais à Saint-Didier , il en est de même de jou qui devient zour. Le ch français s'exprime par Ich à Marlhes ; champignon s'y dit tchampognou. A Saint-Didier , pour chapeau , on dira tsapé. Ces différences qu'on pourrait multplier sans sortir du champ réduit de nos énigmSS~motivent nos variations orthographiques qui eussent paru singulières sans cette explication préliminaire.

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