AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE
Le grand fleuve qui coule sur le versant oriental de l’Amérique du Nord a un cours de 2,050 milles. Des lacs et des É 2 4 d’eau de petite profondeur le font communiquer avec la grande mer intérieure d’ Hudson. Les lacs Supérieurs, Michigan, Huron, Erié et Ontario ne sont que des élargissements de la surface du fleuve; ils forment la plus grande masse d’eau douce du monde. Entre les lacs Erie et Ontario, est la chute Niagara formée par un abaissement subit de 80 pieds.
La rivière Montmorency précipite ses eaux à une profondeur de 120 pieds près de
Québec.
Et depuis le cours régulier du fleuve, ses bords sont élevés, mais d’une fertilité et d’une salubrité enviables, La rivière des Outaouais, ou Ottawa, est toute longée de chutes ou de rapides. Le Richelieu, le St- Maurice et le Saguenay déversent Icurs eaux dans le fleuve pour en augmenter considérablement le cours. Il est navigable jusqu’ Montréal, à 600 milles de son versant. Deux chaînes de montagnes, les Laurentides au nord et les Alleghanys au sud, limitent cette vallée. A la hauteur du 48° ces chaînes de montagne, à peine hautes de 3,000 pieds, longent le St-Laurent.
Terre-Neuve n'a que le quan de sa superficie élevée de pius e600 pieds au-dessus de la mer.
La partie orientale de Ja péninsule de Labrador et longée de monts entre lesquels coulent les fleuves Hamilton, South, etc.
La . baie d'Hudson est entourée d’une plaine base, ayant un rayon moyen de 150 milles. Les rivières Nelson, Albany et Churchill y versent leurs eaux. .
À l'extrême nord du continent sont le Greenland, les terres de Cockburn, de Fox, du Prince Albert, de Melville, de Devon, de Banks, et les péninsules de Melville, de Bothnie et d’Alaska. Le fleuve Ma-:kenzie est le déversoir des lacs de la plaine septentrionale : Grand Ours, Grand Esclave et Arthabasca. Depuis le parallèle 56° jusqu'aux régions tropicales s'étend la Plaine fertile par excellence du continent.
Les Montagnes Rocheuses forment à l'Ou, st de l’A.S. une chaîne fort haute et acci-
dentée. La neige séjourne sur la ma orité de ses pics dont un grand nombre s’él ent à 18000 pieds. Le littoral du Pacifique reçoit les eaux de nombreux fleuves, ayant des îles à leur embouchure, Aumilieu des pics, des aiguilles que renferment les Rocheuses, il est un occident phique peut-être unique : c’est la ée de la mort, (Death Valley), dépression du sol de 165 pieds au-dessous du niveau de l'Océan.
on un principé reconnu en physique, la vie y est impossible À cause du poid excessif de l’atmosphère, Le voyageur peut, cepen- ‘dant, la traverser avec peine.
Le bassin central des Etats-Unis a pour cours d’eau le Mississipi. Ce fleuve, long de 4,382 milles, prend sa source vers la parallèle 46 Son principal tributaire, le Missouri, formé des eaux des Montagnes Rocheures, et long de 2,400 m. le rend navique Sur un long parcours. Une dizaine
autres rivières parmi lesquelles sont l'Ohio, l’Arkansas, le Tenaze, etc., y versent leurs eaux. La région orientale des Etats-Unis est occidentée par la chaîne des Alle hanys dont la hauteur de quelques pics est d’envi- Ton 14,000 pieds. La Floride est une terre basse et malsaine.
Au sud de la Rio-Grande commence le Mexique, La région du nord est élevée et fort unie. Ce plateau peut être parcouru par une voiture, sans le moindre obstacle, Vers le sud, les terres deviennent fort occidentées, et la mer est longée de près par la chaîne des Sierra Madre. Enfin, à l’isthme
PRÉÉR RES è
de Panama, cette langue de terre mesure à peine 50 milles, AMERIQUE MERIDIONALE.
L'aspect physique de l'Amérique Méridipe a une certaine analogie avec la première.
Au nord, elle est limitée par la mer des Antilles ou Caraïbe, qui s'enfonce dans les terres pour y former deux golfes: ceux de Panama et de Maracaïbo. L’Atlantique baigne ses côtes de l’est, le Pacifique, celles de l’ouest.
, La chaîne élevée qui longe l'océan, à l'ouest, est celles des Cordillères ou des Andes, Elles sont étroites et parsemées de pics aux neiges éternelles et de volcans dont lusieurs sont actifs. Tels le Cotopaxi, haut de 18,800 pieds, et le Chimborazo, glacier de 21,400 p.
Vers le nord, les montagnes sont nombreuses et souvent difficiles à franchir à cause de leurs précipices et de leurs ravins. Ce sont l’Acaraï et les Parim, séparant le Véné-
| zuéla et les Guyennes du Brésil. Les Zlanos
occupent les hautes terres du Vénézuéla.
Depuis les montagnes du nord, le Brésil est une plaine immense qu’arrosent les nombreux affluents de l’Amazone. Ce fleuve, le second du monde par sa longueur, 3,750 milles, porte le plus d'eau à l'Océan. Ses versants et ceux de ses tributaires constituent les Sylvas, forêts où sont mêlées les essences forestières les plus diverses en même temps que les plus précieuses.
La partie orientale du Brézil est très montagneuse; son niveau ne dépasse pas cependant mille pieds au-dessus de
est rendue fertile par les nombreuses rivières qui la sillonnent. A cette variété d’occidents géographiques s’unit une diversité de ressources des Pr rares : mines de cuivre, de fer, d’or et de houille ; le soufre, le diamant et le topaz s’y trouvent aussi fréquenrment.
Le versant sud-est du continent est sillonné par le Panama et ses tributaires, ‘Toutes ces rivières versent leurs eaux dans le Rio-de-la- Plata, sorte d’estuaire dont les rives sont d’une beauté peu commune et forment un port immense. La région des rivières s'étend vers le nord et l’ouest en pleines basses et herbeuses : ce sont les Pampas nourrissant de nombreux troupeaux de bestiaux.
Au-delà des pampas commence la Patagonie, où le climat devient plus froid et le sol moins généreux à mesure que l’on approche de la Terre-de-feu. Les Andes aboutissent au Cap Horn où la mer n’a d’autre littoral Le montagne de roche où elle brise ses
ots sans cesse agités.