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enfoncé dans les couches séculaires de l'exécration des hommes, vous voyez * reparaitre sa tête hideuse, vous le voyez étendre autour du tronc et des mem- “ bres de la société ses replis tortueux et visqueux, pour étouffer le corps et
l'âme de la victime qui est le monde civilisé.
“ Les clients de nos adversaires, ce sont les Jésuites !
“ Ce sont eux qui, avec leur art infernal, plaident ici sous les noms des * curé et marguilliers de Montréal, et qui en ce moment rient sous cape du bon ‘ tour qu'ils jouent à toute la population de la mettre ainsi en émoi, sans que le * bout de leurs doigts y paraisse !
“ Déjà notre société Ctreinte dans les replis du serpent allait expirer sans
“ jeter le cri d'alarme, C’est la main d’un mort qui la rappelle à la vie; c'est Gui-
bord encore gisant sur le sol qui arrachera le masque de la défense ! “ Honneur soit rendu aux sauvages de ce continent, qui avaient commencé
à supprimer du sol canadien la premiere semence de la sainte Nociété de Jésus! “ Honneur soit rendu au ministère anglais qui les en fit disparaitre !
“ Honneur à l’Archevéque de Québec qui a entouré son diocèse d'un cordon “ sanitaire contre cette peste !”
Ces quelques extraits suffisent pour donner une idée des doctrines perverses et de l'impiété de ces chefs libéraux, vengeurs de l’Institut-Canadien. Ils eurent finalement gain de cause au tribunal civil de la Reine, Guibord fut enterré sous la protection des bayonnettes dans le cimetière réservé aux Catholiques, morts en paix avec l'Eglise, et la fabrique’de N. D. de Montréal condamnée à payer les frais énormes de ce proces.
8.° Le troisième fait est celui de la persécution organisée contre le Clergé en traduisant devant les tribunaux civils les prêtres de quelques comtés sous prétexte d'influence spirituelle indue. Forcer les prêtres à rendre compte devant le tribunal civil de l'exercice de leur St. ministère, des instructions données en chaire à leurs ou ‘les, et les poursuivre jusque dans le secret inviolable du tribunal de la pénitence en interrogeant les pénitents sur ce que leur avait dit le confesseur, était chose inouie dans les annales de notre histoire. Aussi en résulta-t-il un s“andale immense, contre lequel les évêques durent s'élever; et “es prores intentés en violation des saints canons et au mépris de la défense formelle et précise de l'autorité religieuse dans la pastorale, et la circulaire du 22 Septembre 1875, constituaient en même temps une violation flagrante des droits les plus sacrés de l'Eglise, et de la liberté du culte catholique, garantis par les traités et par la constitution du pays.
Aussi lorsque les prétentions que nous pourrions appeler sacriléges de nos Hlra nt eté couronnées du succès par la sentence de la Cour Suprême,
at -sta solennellement contre une telle interprétation de la loi, par mes ot» 2n date du 26 Mars 1877.
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‘“ À Ja lecture de la sentence rendue le 28 Février dernier par la Cour Su- ‘“ prême du Canada, dans la cause de l'élection du comté de Charlevoix, les ‘ soussignés, Archevêque et évèque de la province Ecclésiastique de Québec ‘ont éprouvé une douleur profonde, que tous les vrais catholiques ne manque- ‘ ront point de partager avec eux.
“ Nous n'avons pas à juger la valeur légale des arguments sur lesquels se “ sont appuyés les honorables membres du plus haut tribunal judiciaire de “ notre pays, pour interpréter avec tant de sévérité une loi d’alleurs recomman- “ dable. Mais aussi il ne peut nous être défendu de déplorer le conflit que ce ‘ jugement constate entre la loi ainsi interprétée et les droits imprescriptibles “ de l'Eglise catholique, exposés dans notre pastorale commune du 22 Septembre
“ L'interprétation si rigoureuse et si absolue donnée à la loi électorale, si “elle est poussée jusque dans ses dernières conséquences, irait jusqu'à priver “ l'Eglise catholique d'un droit sacré, d'un droit que la nature elle-même confè- “reà toute société et même à tout individu, d’un droit enfin que les codes de “ toutes les nations regardent comme indiscutable : ce droit, c’est celui de légiti- MO TO ENAB rune teremient
“ Quand done nous voyons la liberté de l'Eglise et sa dignité méconnues, “il ne peut être permis à ses enfants et encore moins à ses pasteurs de garder ‘un silence qui équivaudrait à une trahison. ”
Tout le monde sait que jamais pareilles plaintes n'ont été portées contre notre clergé par les protestants, qui comprennent en cela, mieux que ces catholiques fourvoyés par les principes gallicans et libéraux, ce que doit être la liberté du culte religieux. Pourquoi faut-il avoir à ajouter qu'il s'est trouvé des prêtres assez infatués de ces erreurs, pour approuver de tels procès, et encourager ceux qui les suscitaient.
Il est à remarquer que sila perversion de l'Institut Canadien, et la profanation du cimetière catholique par l'inhumation forcée de l’excommuuié Guibord ont été l'œuvre des libéraux avancés de l’école de l'Avenir et du Pays: la perséeution légale exercée contre le Clergé sous prétexte d'influence srituelle indue a été surtout l’œuvre des libéraux catholiques modérés, de l'école de l’ Evènement et de l'Ælecteur de Québec.
Done en résumé, les programmes et la presse de l’école libérale, les faits et vestes de ses chefs, les documents épiscopaux pour les combattre et préserver les fidèles de leurs séductions, s'unissent également pour constater que ‘“ les prin- “ cipes pervers qui, troublent l'Europe ont réellement traversé l'Océan, et depuis trente “ ans environ les erreurs contemporaines ont réellement commencé à faire sen- ‘“ tir leurs funestes effets dans les élections populaires et à leur donner un ca-
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