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cognoissons point | qui sont de valeur, chaque fourrure ayant son | prix selon sa beauté & rareté. | 36. Il faut aussi considérer que si un iourle | pays se pouuoit habiter, on mettroit en vsage | la laine & la toile en accoustremens, pour les | peuples, au lieu de peaux dont ils se vestent, & | ainsi on conserueroit vn nombre infiny de | cuirs & pelleterie que les peuples n’vseroient | pas; ils se pourroient pourtant seruir en hyuer | des fourrures de Castors, pour estre chaudes | & deuenant grasses se rendent propres à faire | des chapeaux, côme l'on sçait que les neufues | n'y sont gueres propres. Mais 2? on espargneroit || les fourrures noires qui sont plus belles & ne- | cessaires. |
37. La demeure arrestée des habitans pourra | descouurir beaucoup de choses qui ne sont | point cncores venues à nostre cognoissance. | Il s'y pourroit nourrir telle quantité de beufs | & raches, qu'ils multiplieroient en abondan- | ce, comme on voit en Irlande, & s'en feroit à | l'aduenir vn grand commerce, & l'on sçait par | expérience quel il est aux Indes Occidentales, | depuis six vingt ans que les Espagnols y ont |esté : car auparauant il n'y en auoit point, & | maintenant y a telle Isle de laquelle il s’est tiré | cinquante & soixante mil cuirs.
38. Par le soin qu’on auroit des brebis & mou- | tons, il s’en pourroit faire de grands troupeaux | dont on tireroit quantité de laines, des Che- | ures pareillement, dont les peaux se vendroiët, | comme aussi celles des moutons, la nourriture | estant propre pour ces bestiaux. A ces viilitez, | soit pour la vie,
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