‹ Mémoire et rapports sur les fumigations sulfureuses appliquées au traitement des affections cutanées et de plusieurs autres maladiesChapitre 18 sur 83 · AT · texte numérisé non relu

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Le mal de gorge était à-peu-près dissipé, le teint du visage fe amélioré, l'appétit et le sommeil revenus.

Les nombreuses pustules de ce malade pouvaient être regardées comme guéries, excepté une seule, située au pli du bras gauche, : qui, proportionnellement, était beaucoup moins avancée vers la guérison à cause d’une gerçure ou crevasse profonde dépendant : probablement des mouvemens de lavant-bras sur le bras.

Après trente-six fumigations générales, ce malade se trouvant un peu fatigué par la trop grande chaleur, l’oppression, &c., on lui a fait seulement des fumigations locales sur cette pustule opiniâtre, au moyen d'un tuyau dont l'embouchure lenfermait en s’appliquant sur elle et ne portait la vapeur sulfureuse que sur ce point. La guérison de cette pustule, qui n’est pas encore tout-à-fait achevée, a été très-avancée par ce moyen. :

Ce malade se trouvant faible et mal à l'aise, a tout-à-fait interrompu les fumigations, soit locales, soit générales; on ne peut deviner ce qui arrivera ultérieurement et s’il reprendra les fumigations. : |

Cette observation reste donc incomplète ; maïs elle est une preuve. de la très-grande efficacité des fumigations sulfureuses sur les ma- Jadies éruptives les plus rebelles, les plus étrangères à la gale et du plus mauvais caractère.

Examiné le mardi, 8 mai, ce malade était en très-bon état sous le rapport de ses pustules siphilitiques ; la plus opiniâtre et la plus grave de toutes, située au pli du bras gauche avec une profonde crevasse, pouvait être regardée comme guérie, et il ne restait plus de toutes ses pustules que Les taches d’un rouge brun où elles avaient eu lieu et qui attestaient encore la profonde altération de Ia peau.

Ainsi donc Paffection pustuleuse siphilitique peut être considérée chez cet homme comme guérie, autant qu’on la considère comme affection cutanée; mais la cachexie vénérienne, qui paraît s’être emparée de toute l'économie, ne doit pas être regardée comme détruite, puisque ce malade ressent encore des malaises et de la faiblesse, que son teint est altéré, &c.; peut-être même cet état n’exige-t-il que l'emploi raisonné et bien suivi des toniques de toute espèce. |

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